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Sandin, un talent spécial

Le défenseur de 19 ans est le joyau des Maple Leafs à la ligne bleue

Maple Leafs c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Choix de premier tour des Maple Leafs en 2018, Rasmus Sandin est animé par une confiance peu commune.

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Les Maple Leafs ont opté pour une stratégie intéressante dans le développement de Rasmus Sandin, un choix de premier tour (29e au total) au repêchage de 2018.

À 19 ans, Sandin a gagné un poste avec les Leafs en ouverture de saison. Il a porté l’uniforme à la grosse feuille d’érable bleue pour les six premiers matchs. Mike Babcock l’utilisait pour une moyenne d’environ douze minutes. 

Dans un tel contexte, les Leafs ont préféré le renvoyer avec l’équipe sœur à Toronto, les Marlies. Il se retrouvait dans un environnement qu’il connaissait déjà puisqu’il y avait passé la saison entière en 2018-2019. Le Suédois a également eu du temps pour construire sa confiance en obtenant un rôle majeur avec les Marlies. En 21 matchs, il a amassé 15 points (2 buts, 13 passes).  

Un Championnat concluant

Kyle Dubas, le jeune directeur général des Maple Leafs, a ensuite accepté de prêter Sandin à la formation suédoise pour le Championnat du monde junior à Ostrava en République tchèque. C’était visiblement le bon choix. Sandin a connu un tournoi du tonnerre avec 

10 points (3 buts, 7 passes) en 7 matchs. En plus de remporter la médaille de bronze, il a décroché une place au sein de l’équipe d’étoiles. Le Russe Alexander Romanov, un bel espoir du Canadien, l’accompagnait à la ligne bleue au sein de cette formation. 

Un retour avec les Leafs

Après le Mondial junior, Sandin a effectué un passage éclair avec les Marlies. Il y a joué deux matchs, récoltant trois passes, avant de recevoir l’appel de Dubas. Les Leafs avaient besoin d’un défenseur pour remplacer Morgan Rielly, victime d’une fracture à un pied. 

« Il arrivait dans un contexte difficile, a rappelé le centre Jason Spezza. Morgan Rielly venait tout juste de se blesser et on savait qu’il s’absenterait pour de nombreuses semaines. Quand tu perds un gars comme Morgan, ce n’est pas une petite perte. Nous n’avons pas placé trop de pression sur les épaules de Sandin, mais il a pris un peu des minutes de Rielly. »

En dix rencontres depuis son rappel, Sandin a apporté une touche offensive aux Leafs avec cinq points (1 but, 4 passes). 

À 36 ans, Spezza a assez d’expérience pour juger du talent d’un espoir. 

L’an dernier avec les Stars de Dallas, Spezza était aux premières loges pour voir Miro Heiskanen. Un an plus tard, il partage le vestiaire des Leafs avec un autre défenseur prometteur. 

« Miro et Rasmus sont deux défenseurs différents, a-t-il répliqué. Heiskanen a eu un impact immédiat à son arrivée à Dallas, ce qui est très rare pour un défenseur. Mais Rasmus a un sens du jeu remarquable, il bouge bien la rondelle et il est un joueur confiant pour son âge. Il n’a pas peur d’absorber une mise en échec pour réussir un jeu. Il a beaucoup d’intangibles dans son jeu. J’aime vraiment ce que je vois de lui. Il sera un défenseur très mobile dans la LNH. »

Un protégé de Keefe

S’il a ouvert la saison sous les ordres de Babcock avec les Leafs, Sandin vit son deuxième séjour dans la LNH avec un entraîneur qu’il connaît bien en Sheldon Keefe. 

« Je ne vois pas un défenseur plus confiant depuis son retour du Championnat du monde junior. Il a toujours eu confiance en ses moyens, a affirmé Keefe. Nous nous attendions à le voir jouer du bon hockey pour nous. J’ai eu le bonheur de le diriger avec les Marlies et je voyais en lui un défenseur d’avenir pour l’organisation. Quand il sera plus vieux et plus expérimenté, il deviendra un défenseur spécial pour les Leafs. »