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Celle qu’on aime conduire

0210 - AUTO - chronique JB
photos courtoisie, BMW La BMW Série 3 2020, un modèle de septième génération, demeure dans une large mesure l’étalon de sa catégorie en matière de plaisir de conduire.

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C’est une nouvelle Série 3 que BMW propose aux conducteurs qui aiment conduire. Et comme pour le modèle qu’elle remplace, cette berline sportive offre des performances enlevantes et une construction de haute qualité. 

Une nouvelle Série 3 a fait ses débuts chez BMW en mars 2019. Pour les amateurs de conduite sportive, c’était une grande nouvelle, car les automobiles de ce constructeur sont du genre qu’on aime conduire encore et encore ! La M340i xDrive, dont nous avons fait l’essai, ne fait pas exception à cette règle. 

C’est la version la plus luxueuse et la plus performante de la Série 3, une gamme qui, pour 2020, se résume à trois variantes d’une berline : la M340i, la 330i d’entrée de gamme et la 330e à groupe motopropulseur hybride rechargeable.  

Rappelons, par ailleurs, que, depuis 2014, les coupés et cabriolets qui partagent l’architecture de ces berlines ont leur propre dénomination : Série 4. Pour ajouter un peu de confusion à tout cela, la gamme de cette autre série comporte sa propre berline : la Gran Coupé, le toit est plus arqué dans sa partie arrière, à la façon d’une Mercedes-Benz CLS. 

LA BERLINE SPORT PAR EXCELLENCE 

La silhouette de la nouvelle Série 3 rappelle 
indéniablement les versions antérieures. 
Bien qu’élégante, cette forme commence à dater.
photos courtoisie, BMW
La silhouette de la nouvelle Série 3 rappelle indéniablement les versions antérieures. Bien qu’élégante, cette forme commence à dater.

Lorsque la Série 3 a succédé à la BMW 2002 en Amérique du Nord, en 1976, le concept de la berline compacte sportive a pris une ampleur phénoménale. Au fil des six premières générations de ce modèle, sa popularité a grimpé en flèche. Avec la Mercedes-Benz Classe C et l’Audi A4, la Série 3 a développé un créneau axé sur le luxe et les performances qui demeure important aujourd’hui. Un créneau que ces trois modèles rivaux dominent toujours d’ailleurs. 

Il faut admettre toutefois que cette Série 3 de septième génération n’est plus la « vache à lait » de BMW comme elle l’a été autrefois au pays. En 2009, près de 13 000 Canadiens en ont acheté une alors que, l’année dernière, les ventes combinées des modèles de Série 3 et 4 ont dépassé à peine plus de 8000 unités. Ce déclin de 30 % reflète l’engouement croissant des Canadiens pour les VUS, un phénomène qui s’exprime aussi par la multiplication des modèles du genre chez BMW : en 2009, il y en avait 3, alors qu’il y en a maintenant 7 ! 

Mais il reste visiblement suffisamment d’amateurs de conduite pure pour justifier le maintien de la Série 3 sur notre marché. Il suffit de conduire une de ces voitures pour être séduit ! Ces berlines bénéficient d’une répartition de masse idéale (53 % à l’avant et 47 % à l’arrière pour la M340i que nous avons conduite) et d’une structure très rigide. Sa rigidité a d’ailleurs augmenté de 25 % dans l’ensemble et jusqu’à 50 % à certains endroits, nous apprend le constructeur ; des gains qui ont une influence directe sur la dynamique de cette voiture. 

Comparativement au modèle de la génération antérieure, la nouvelle Série 3 conserve une silhouette familière et des dimensions très proches. On la reconnaît à ses porte-à-faux courts et à sa forme élégante, qui commence à dater toutefois. En outre, cette nouvelle berline mesure 74 mm de plus en longueur que sa devancière, 15 mm de plus en largeur et 13 mm de plus en hauteur. L’empattement du châssis a gagné 41 mm, et la largeur des voies a augmenté de 43 mm à l’avant et de 20 mm à l’arrière, des gains qui auraient une influence positive sur la stabilité et l’agilité de cette voiture.  

MOTEURS PUISSANTS 

Les pneus taille basse à 
roulage à plat rendent le 
roulement plutôt ferme.
photos courtoisie, BMW
Les pneus taille basse à roulage à plat rendent le roulement plutôt ferme.

La M340i est animée par un 6-cylindres en ligne de 3,0 L éprouvé. Jumelé à une boîte de vitesses automatique à 8 rapports très souple, ce moteur à turbocompresseur livre ses 382 ch aux quatre roues pourvues d’une transmission intégrale xDrive. Puisqu’il est possible d’accélérer de 0 à 100 km/h en 4 s et des poussières, BMW a prévu de puissants freins à disque dont l’action, tristement, n’est pas progressive du tout. À cela s’ajoutent des pneus taille basse à roulage à plat dont les flancs très durs rendent le roulement particulièrement ferme. Sur une belle autoroute d’asphalte lisse, la conduite est jouissive. Elle l’est beaucoup moins sur nos « belles » routes québécoises secondaires cahoteuses... 

La berline d’entrée de gamme 330i dispose, pour sa part, d’un 4-cylindres turbo de 2,0 L qui livre 258 ch. Ce moteur, qui partage la même boîte à 8 rapports, n’ajoute qu’une brève seconde à l’accélération de 0 à 100 km/h, une particularité qui rend cette version d’autant plus attrayante qu’elle affiche un prix de base de 12 750 $ inférieur !  

Comme pour les autres modèles de la marque, le constructeur offre une foule d’options et d’accessoires permettant de personnaliser la Série 3. Cependant, ces équipements peuvent gonfler le prix initial considérablement. 

Le design du tableau de 
bord de la Série 3 est 
moderne, mais l’utilisation 
de ses commandes
 nécessite une certaine 
période d’acclimatation.
photos courtoisie, BMW
Le design du tableau de bord de la Série 3 est moderne, mais l’utilisation de ses commandes nécessite une certaine période d’acclimatation.

L’intérieur se distingue par une finition impeccable et des matériaux de haute qualité. Toutefois, l’aménagement du tableau de bord et le fonctionnement des diverses commandes nécessitent une longue période d’acclimatation, du moins lorsqu’on n’est pas un habitué de la marque – plus qu’il en faudrait avec une Lexus ou une Infiniti, par exemple. 

Les sièges baquets procurent un grand confort et un maintien exemplaire. Par contre, la banquette arrière convient tout juste à des enfants, surtout lorsque de grandes personnes prennent place devant. Le coffre, enfin, a un volume utile important, et sa surface de chargement peut être prolongée en abaissant les dossiers escamotables de la banquette arrière. Cependant, le seuil haut du coffre se révèle gênant.  

L’affichage du cadran 
digital derrière le volant
 est spectaculaire !
photos courtoisie, BMW
L’affichage du cadran digital derrière le volant est spectaculaire !

UNE SÉRIE ÉLECTRIFIÉE CE PRINTEMPS 

La gamme de la Série 3 s’enrichira d’une version « verte » ce printemps. Il s’agit d’une 330e améliorée, une berline dotée d’une motorisation hybride rechargeable.  

La combinaison d’un 4-cylindres de 2,0 L suralimenté produisant 184 ch et d’un moteur électrique de 50 kW (68 ch) lui procurera une puissance nette de 252 ch, assez de puissance pour la propulser de 0 à 100 km/h en 5,9 s. De plus, une nouvelle batterie au lithium-ion de 12 kWh lui permettra de parcourir jusqu’à 60 km en propulsion électrique. C’est plus que le double de l’autonomie de l’ancienne 330e, qui ne pouvait faire mieux que 23 km, dans les meilleures conditions.  

Au moment d’écrire ces lignes, le prix de la Série 3 électrifiée demeure inconnu. Cependant, si le constructeur applique à sa gamme 2020 une échelle de prix semblable à celle de la gamme 2018, on peut s’attendre à ce que la nouvelle 330e xDrive soit offerte pour environ 56 000 $, soit un prix qui serait environ 5000 $ à 6000 $ supérieur à celui de la 330i xDrive. Voilà qui en ferait une Série 3. 

Une Série 3 à saveur mexicaine 

Une cérémonie spéciale organisée en juin 2019 soulignait le début de la production à l’usine BMW de San Luis Potosí, au Mexique.
photos courtoisie, BMW
Une cérémonie spéciale organisée en juin 2019 soulignait le début de la production à l’usine BMW de San Luis Potosí, au Mexique.

Depuis août 2019, une partie des Série 3 vendues au Canada ne provient plus d’Allemagne. Elles sont assemblées dans une usine ultramoderne située à San Luis Potosí, une ville de 740 000 habitants située au nord-ouest de Mexico.  

Comme plusieurs autres grands constructeurs, BMW s’est installé au Mexique pour « optimiser » la production destinée aux marchés américains.  

BMW investit près d’un milliard de dollars US dans la construction de ce nouveau complexe manufacturier qui, grâce à des sources d’énergie renouvelables, bénéficie d’une alimentation en électricité 100 % zéro carbone.  

L’usine de San Luis Potosí pourra produire jusqu’à 175 000 véhicules et elle emploie 2500 personnes. 

BMW compte maintenant 31 usines dans 14 pays. De plus, la Série 3 est toujours produite à l’usine de Regensburg, en Allemagne, mais aussi en Chine, en Inde, en Indonésie et en Thaïlande. 

FICHE TECHNIQUE 

Prix de base   

  • 49 350 $ (330i) ; 62 100 $ (M340i) ; N.D. (330e).  

Transport et préparation   

  • 2480 $  

Groupe motopropulseur 

330e) L4 turbo DACT 2,0 L + moteur électrique ; 252 ch (puissance nette), 350 lb-pi à 1450-3600 tr/min ; (330i) L4 turbo DACT 2,0 L ; 258 ch à 5000-6500 tr/min, 294 lb-pi à 1550-4400 tr/min ; (M340i) L6 turbo DACT 3,0 L ; 382 ch à 5800-6500 tr/min, 369 lb-pi à 1800-5000 tr/min. Boîte de vitesses automatique à 8 rapports. Transmission intégrale. 

Particularités  

Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 225/45R18 (avant) et 255/40R18 (arrière). 

Cotes  

Empattement : 2851 mm ; longueur : 4718 mm ; largeur : 1827 mm ; hauteur : 1440 mm. Poids : 1800 kg. Volume du coffre : 480 L. Capacité de remorquage : 750-1800 kg. Volume du réservoir : 59 L. Consommation moyenne (ÉnerGuide) : 10,0 L/100 km. 

Concurrence   

  • Acura TLX  
  • Alfa Romeo Giulia  
  • Audi A4 
  • BMW Série 3 
  • Buick Regal 
  • Cadillac CT4 
  • Genesis G70 
  • Infiniti Q50 
  • Jaguar XE  
  • Lexus IS  
  • Mercedes-Benz Classe C 
  • Volkswagen Arteon 
  • Volvo Série 60  

Points forts   

  • Position de conduite idéale 
  • Moteurs performants et souples 
  • Transmission intégrale de série  

Points faibles   

  • Roulement ferme causé par les pneus 
  • Seuil élevé du coffre 
  • Manque de progressivité du freinage  

COTES DE L’AUTEUR  

  • Cote d’ensemble: 8/10 
  • Consommation: 6/10 
  • Équipement: 8/10 
  • Prix: 7/10 
  • Apparence: 7/10 
  • Confort à l’avant: 8/10 
  • Confort à l’arrière: 6/10 
  • Comportement: 8/10 
  • Performance: 8/10 
  • Rangement: 7/10  

Il faudra patienter avant de voir la Mustang de nouvelle génération 

Le constructeur a affiché une offre d’emploi. Il recherche plusieurs ingénieurs pour travailler sur le contrôle du bruit et des fuites d’air au sein du programme « Ford 2023 Mustang S650 » à l’usine de Flat Rock, au Michigan. Plus loin dans l’offre d’emploi, il est écrit que « la S650 sera lancée en 2022 en tant que modèle 2023. » On devine qu’il est alors question de la remplaçante de l’actuelle Mustang qui porte le nom de code « S550 ».