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Centre des sciences de Montréal: une journée pour attirer les jeunes filles en science

Alexanne Léveillé, étudiante en biologie à l'UQAM, a impressionné bien des jeunes filles avec son expérience lors de la journée «Femmes et filles de science», au Centre des sciences de Montréal, le dimanche 9 février 2020.
Photo ÉTIENNE PARÉ Alexanne Léveillé, étudiante en biologie à l'UQAM, a impressionné bien des jeunes filles avec son expérience lors de la journée «Femmes et filles de science», au Centre des sciences de Montréal, le dimanche 9 février 2020.

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MONTRÉAL | Certaines professions scientifiques demeurent la chasse gardée des hommes. Pour renverser la vapeur, le Centre des sciences de Montréal avait convié, dimanche, des adolescentes à venir découvrir ces métiers d'avenir. 

Cibèle Robichaud, directrice de la programmation du Centre des sciences de Montréal, était heureuse d'organiser la journée «Femmes et filles de science», le dimanche 9 février 2020.
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Cibèle Robichaud, directrice de la programmation du Centre des sciences de Montréal, était heureuse d'organiser la journée «Femmes et filles de science», le dimanche 9 février 2020.

«C’est en montrant des femmes inspirantes qui ont des carrières en science qu’on va arriver à stimuler l’intérêt. Aujourd’hui, on en a plusieurs qui viennent et les jeunes filles peuvent aller à leur kiosque pour leur poser des questions», a expliqué Cybèle Robichaud, directrice de la programmation du Centre des sciences. Elle est convaincue que ce genre d'événement a toujours sa place en 2020. 

Toujours pertinent? 

Certains pourraient être tentés d'en douter en analysant les listes d'étudiants dans les programmes de sciences de la santé. 

Alexanne Léveillé, étudiante en biologie à l'UQAM, a impressionné bien des jeunes filles avec son expérience lors de la journée «Femmes et filles de science», au Centre des sciences de Montréal, le dimanche 9 février 2020.
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Au Québec, environ les deux tiers des finissants en médecine sont des finissantes, un taux semblable en pharmacie. 

Le portrait est tout autre toutefois dans les classes de génie, d'informatique et de mathématique, où à peine 25% des places sont occupées par des femmes, environ, selon Cybèle Robichaud. 

C'est ce chiffre qui a motivé le Centre des sciences à créer cette journée annuelle, il y a trois ans, et qui ne cesse de gagner en popularité depuis. 

Alexanne Léveillé, étudiante en biologie à l'UQAM, a impressionné bien des jeunes filles avec son expérience lors de la journée «Femmes et filles de science», au Centre des sciences de Montréal, le dimanche 9 février 2020.
Photo ÉTIENNE PARÉ

«Les soins de santé, c’est plus naturel pour les femmes. Pour la recherche, l’intelligence artificielle ou la programmation, les écrits tendent à démontrer qu’il y a moins de femmes parce qu’il y a moins de modèles», croit l’organisatrice de la journée «Femmes et filles de sciences». 

Rencontres enrichissantes 

Des modèles, ce n'est pas ce qui manquait dimanche. 

Les jeunes filles ont pu rencontrer des ingénieures de l'Agence spatiale canadienne, des chimistes de prestigieuses entreprises de cosmétique ou encore des biologistes. 

Parmi toutes ces femmes qui se sont taillé une place dans un milieu d’hommes, Evelin Fonsesca tenait particulièrement à participer à cette activité. 

«En intelligence artificielle, c’est vraiment important d’avoir de la diversité pour que la technologie réponde aussi aux besoins des femmes», a soutenu celle qui évolue comme ingénieure informatique chez Element Al, un leader montréalais dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

Souvent seule femme autour de la table, Evelin Fonsesca reconnaît que ça n’a pas toujours été facile, mais elle croit que d’autres viendront bientôt la rejoindre.