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Jamie Drysdale, le prochain de la lignée

Le défenseur des Otters s’inscrit dans le même moule que Quinn Hughes et Cale Makar

Jamie Drysdale of the Erie Otters. Photo by Terry Wilson / OHL Images.
Photo courtoisie, OHL Images À moins d’une surprise, Jamie Drysdale devrait être le premier défenseur sélectionné à Montréal le 26 juin prochain.

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Quinn Hughes et Cale Makar ont fait une entrée fracassante dans la LNH cette saison et se disputent actuellement le trophée Calder, remis à la meilleure recrue dans le circuit Bettman. Avis à tous : un autre jeune défenseur pourrait avoir un impact similaire à celui des Hughes et Makar, et ce, dans un avenir fort rapproché.

Le défenseur des Otters d’Érié, dans la Ligue junior de l’Ontario, Jamie Drysdale a tout d’un défenseur « nouveau genre ». Il n’est pas le plus gros (5 pi 11 po et 170 lb), mais son coup de patin fluide et son sens du hockey lui permettent d’être une menace constante en attaque. « Je pense qu’on peut voir certains aspects du jeu de Quinn Hughes et de Cale Makar dans son jeu, a assuré son entraîneur à Érié Chris Hartsburg lors d’un entretien téléphonique. Il est capable d’exécuter des jeux à très haute vitesse comme Makar et possède une intelligence hockey qui lui permet de réussir des passes à haut risque comme le fait Hughes. Il n’est peut-être pas aussi dynamique que les deux, mais il va produire dans la LNH grâce à sa lecture du jeu, son aisance à contrôler la rondelle et son attention aux petits détails. En plus, il est très bon en défensive. »

Il est considéré comme le meilleur défenseur disponible au prochain repêchage de la LNH et la Centrale de recrutement du circuit le classe troisième chez les patineurs nord-américains, tout juste derrière les attaquants Alexis Lafrenière et Quinton Byfield.

EXPÉRIENCE ENRICHISSANTE

Si les recruteurs de la LNH le suivent depuis longtemps déjà, les amateurs de hockey ont pu découvrir le talent du jeune Drysdale lors du dernier Championnat mondial de hockey junior en République tchèque.

Utilisé comme septième défenseur pour la majorité du tournoi, il a toutefois eu une opportunité en or de se faire valoir davantage lors du match de demi-finale lorsqu’il a pris la place de Bowen Byram, malade.

Et il n’aurait pas vraiment pu la saisir de meilleure façon, marquant un but et terminant la rencontre avec un différentiel de +1. Les 20 min 28 s qu’il a passées sur la patinoire lors de ce match ont été le deuxième plus haut total chez les joueurs canadiens derrière Jacob Bernard Docker (20 min 42 s).

« Ç’a été un peu un choc pour moi de me retrouver dans cette position aussi rapidement, mais c’était une superbe expérience. J’ai essayé d’en profiter le plus possible et je pense que je ne m’en suis pas si mal tiré », a lancé le défenseur droitier avec humilité en entrevue avec Le Journal.

CONFIANCE ET ASSURANCE

L’entraîneur Hartsburg a été le moins surpris du monde de voir cette prestation de son protégé.

« Jamie n’est pas le genre de joueur qui se laisse déranger par quoi que ce soit. Il sait ce qu’il vaut et s’adapte à n’importe quel rôle. L’an dernier, à 16 ans, il était notre joueur le plus utilisé. Ç’a été une dure saison et on ressentait de la fatigue dans son jeu à la fin. Je ne sais pas s’il avait la confiance pour être l’homme à tout faire. Cette année, il l’a. Il veut jouer plus et il sait qu’on a besoin de lui en tant qu’équipe pour avoir du succès. »

D’ailleurs, Hartsburg croit que Drysdale pourrait avoir encore plus de points que les 39 en 38 matchs qu’il a récoltés jusqu’à présent cette saison. Et c’est loin d’être négatif.

« Il comprend l’importance de son jeu défensif et est même prêt à sacrifier un peu de production offensive pour être un bon joueur dans les deux sens du jeu. Même que des fois, j’aimerais qu’il fonce un peu plus en attaque, mais c’est dans sa nature, il veut toujours faire ce qui est le mieux pour le bien de l’équipe. »