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La dureté du mental de Laurent Duvernay-Tardif

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MONTRÉAL | Si le concept de la «dureté du mental» a été introduit dans la culture québécoise par le personnage de Bob dans le film Les Boys en 1997, son application a désormais un nouveau visage: Laurent Duvernay-Tardif.  

Le joueur de ligne offensive des Chiefs de Kansas City a vécu le rêve de tous les footballeurs, le 2 février dernier, alors qu’il a mis la main sur le trophée Vince-Lombardi. Pourtant, son match aurait pu être un vrai cauchemar s’il n’avait pas faire preuve de force de caractère.  

En effet, Duvernay-Tardif a subi une blessure à un mollet qui l’a particulièrement embêté lors de la deuxième moitié de la partie.  

«Cela a hypothéqué ma rencontre, mais c’est le type de situation que tu prépares, a indiqué l’athlète de 28 ans lors de sa première conférence de presse depuis son retour dans la Belle Province. Avec mon préparateur mental, nous avions travaillé sur plusieurs scénarios au courant de l’année et on dirait que j’ai utilisé toutes les astuces que j’avais dans ma poche arrière lors de cette rencontre.»  

«Le mental, ça peut parfois te jouer des tours. Je suis toujours resté positif», a-t-il également dit.  

Un jeu à la fois  

Afin de rester positif et de continuer de protéger le quart-arrière Patrick Mahomes, Duvernay-Tardif a décidé de se concentrer sur un jeu à la fois.   

Laurent Duvernay-Tardif et sa conjointe, Florence Dubé-Moreau.
Photo AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS
Laurent Duvernay-Tardif et sa conjointe, Florence Dubé-Moreau.

«Quand tu sens que tu n’es pas à 100%, c’est un défi physique, mais surtout un défi mental. On dirait qu’à chaque jeu, je me trouvais une motivation. Sur un jeu, je jouais pour Sasha [Ghavami, son agent et meilleur ami]. Celui d’après, [...] je le jouais pour Flo [Florence Dubé-Moreau, sa conjointe]. La prochaine séquence était pour la gang qui était venue me voir, pour mes parents, pour les gens du Québec.»  

Justement, les gens du Québec avaient une grande place dans l’esprit du garde à droite, alors qu’il disputait le match d’une vie. Ce dernier a révélé qu’il y avait un adage dans les vestiaires de la NFL, soit qu’il ne faut jamais se tourner vers les médias sociaux pour savoir si on a joué un bon match, car les gens ont tendance à souligner le négatif. Ce n’est pas le cas de Duvernay-Tardif.  

«Tous mes partisans de Montréal, du Québec et du Canada étaient tellement positifs et je me suis vraiment inspiré de ça pour passer au travers de mes moments difficiles. Cette saison était incroyable, mais la dernière campagne a été un désastre pour moi. J’ai été opéré, à l’extérieur du terrain pour 15 semaines et j’ai essayé de faire un retour infructueux. Je n’oublierai jamais l'appui des gens d’ici.»