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LDT: et la suite?

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MONTRÉAL – Au cours des dernières années, Laurent Duvernay-Tardif a obtenu son diplôme de médecin, signé un contrat qui fait en sorte qu’il ne manquera jamais d’argent et plus récemment, il a mis la main sur le trophée Vince-Lombardi. Que lui reste-t-il donc à accomplir? 

Le principal intéressé a pris une pause de plusieurs secondes pour réfléchir à sa réponse, dimanche, lors de sa première conférence de presse en sol québécois depuis la victoire des Chiefs de Kansas City au Super Bowl LIV. 

«Je veux mettre beaucoup d’efforts dans ma fondation, a finalement répondu Duvernay-Tardif. [...] C’est un projet dans lequel je crois énormément, soit promouvoir l’équilibre entre le sport, les arts et les études.» 

La Fondation LDT aura bientôt trois ans et tient présentement des projets pilotes dans quelques écoles de la Belle Province. 

«Nous voulons avoir un impact à long terme sur les jeunes de sixième année du primaire. C’est quelque chose qui me passionne.» 

«Tout l’impact positif que je veux avoir dans ma communauté, je veux le faire au travers de ma fondation. S’il y a une chose à laquelle je rêve dans 10, 20 ou 30 ans, c’est d’avoir une entité qui fonctionne par elle-même et qui a un impact concret auprès des jeunes.» 

Et le football? 

En ce qui concerne la carrière de footballeur de Duvernay-Tardif, les amateurs québécois du ballon ovale devront probablement se trouver un nouveau favori dans les prochaines années. 

«Il me reste moins de football à jouer que j’en ai joué, ça c’est sûr», a indiqué celui qui vient de compléter sa sixième saison dans la NFL. 

Mais rassurez-vous, le natif de Mont-Saint-Hilaire veut être de retour dans l’uniforme des Chiefs en 2020. 

«J’ai bien l’intention de retourner à Kansas City l’an prochain, a affirmé LDT. Mais je pense qu’après ça, nous allons voir.» 

«Si l’on regarde la façon dont les contrats sont structurés et la nature du sport avec les risques de blessure qui sont assez élevés, je pense qu’il est normal de se poser des questions chaque année. Est-ce que, pour moi, ça vaut toujours la peine? Est-ce que j’ai le goût de faire ça? C’est beaucoup de sacrifices, une saison, c’est 25 à 30 semaines. Il faut y aller avec une confiance en soi et une certaine passion pour le sport. J’ai encore cela. J’y retourne l’an prochain et on verra pour la suite.»