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Le ménage ne fait que commencer chez les Alouettes

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Le président des Alouettes, Mario Cecchini, a mis son nez dans les livres comptables de l’équipe depuis sa nomination.

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Après plusieurs annonces positives avec le retour de plusieurs joueurs à l’attaque, les Alouettes viennent de ramener tout le monde sur terre.  

Ils ont annoncé que leur équipe de cheerleaders ne serait pas de retour en 2020 tout en libérant quelques joueurs aimés du public. Les nouvelles ont fait du bruit. Des motifs financiers ont été évoqués par l’organisation à chaque occasion. 

Ça m’a rappelé l’allocution de Mario Cecchini lors de sa nomination à titre de président. Il s’est fait dire « arrange-toi pour que ça marche » par les nouveaux propriétaires. Cette phrase était pleine de sens. Il doit avoir des résultats significatifs, et ce, dès sa première année en poste. Les problèmes financiers des Alouettes sont bien connus. Durant ses 21 ans comme propriétaire, Bob Wetenhall a épongé des déficits qui se chiffrent en millions. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’équipe n’est pas propriétaire de son centre d’entraînement et de son stade.    

Il a vendu sa concession à la LCF et la transaction lui a possiblement permis d’éponger quelques dettes. Sans plus.    

Est-ce que les problèmes financiers des Alouettes sont disparus par enchantement avec de nouveaux propriétaires ? La réponse est non. Gary Stern et Sid Spiegel ont mis la main sur le club avec la mention « tel que vu ». Une concession qui a eu de la difficulté à boucler son budget la saison dernière.    

On ne connaît pas le montant de la transaction entre le duo ontarien et la LCF. On peut parier que le commissaire Randy Ambrosie n’a pas été trop gourmand alors que les finances des Alouettes étaient à leur plus bas.    

Les défis d’un redressement  

En ouvrant les livres comptables, Cecchini a sûrement eu droit à quelques surprises. Il a déjà scruté chaque ligne du budget à la loupe pour poser des actions rapides. Son premier geste a été de laisser tomber les cheerleaders pour économiser plus de 100 000 $. Une décision impopulaire qu’il était prêt à assumer pour amorcer un ménage des finances de l’équipe.     

Ce redressement financier ne se fera pas sans heurts. On en a eu la preuve la semaine dernière. Les employés des Alouettes seront nerveux dans les prochaines semaines et on peut les comprendre. Si on coupe les cheerleaders, c’est quoi la suite ? Comme tous les propriétaires d’équipes professionnelles, Gary Stern veut de la rentabilité dans ses chiffres et du succès sur le terrain. C’est pour ça qu’il a embauché Cecchini et Danny Maciocia dans des postes stratégiques.   

Jusqu’à demain midi, Martin Bédard est un membre des Alouettes. Le spécialiste des longues remises a été échaudé dans les dernières semaines.    

Ce vétéran de 11 saisons avec les Alouettes ne méritait pas un tel traitement. Tu ne peux te débarrasser d’un ambassadeur comme lui de cette façon. Les affaires sont les affaires, mais un simple coup de fil était la moindre des choses.   

Selon mes informations, les Alouettes vont le rencontrer cette semaine. Est-ce que c’est seulement pour lui témoigner du respect ou pour lui offrir un nouveau contrat ? Un dossier à suivre.    

Bronfman est en contrôle  

Stephen Bronfman
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Stephen Bronfman

La garde partagée des Rays entre Tampa et Montréal est revenue dans l’actualité. Le commissaire Rob Manfred y croit à 100 %, mais il faut savoir lire entre les lignes. Il met toute la pression possible sur les autorités de St. Petersburg, qui se retrouvent dans une situation délicate. Pendant ce temps, Stephen Bronfman dit les bonnes choses au bon moment. C’est ce qu’on lui demande et c’est ce qu’il fait. Ne soyez pas surpris s’il frappe un circuit dans quelques semaines. La garde partagée ? Je vais le croire seulement lorsque ce sera officiel. Pas avant.   

Kovalchuk mène son opération charme  

Ilya Kovalchuk
Photo Martin Chevalier
Ilya Kovalchuk

Le dossier d’Ilya Kovalchuk me fait penser à celui d’Alex Kovalev. Les partisans étaient tombés en amour avec le talent et le charisme de Kovalev. Ils ont eu le cœur brisé lorsqu’il est parti de Montréal. On pourrait assister au même scénario avec Kovalchuk. Pourquoi Marc Bergevin échangerait-il Kovalchuk pour un simple choix de repêchage ? Son équipe n’est pas encore écartée des séries. Le Russe contribue aux succès de l’équipe et son sourire est devenu contagieux dans le vestiaire.    

Félix n’a pas oublié ses racines  

Félix Auger-Aliassime
Photo d'archives, AFP
Félix Auger-Aliassime

Félix Auger-Aliassime a toujours fait preuve d’une grande maturité sur et à l’extérieur des courts de tennis. Il n’a surtout pas oublié les racines de son père au Togo. Il remettra 5 $ pour chaque point gagné durant la saison 2020 à un organisme qui lutte contre la pauvreté dans le tiers-monde. Une belle initiative de la part de l’athlète de 19 ans. J’aimerais voir plus de jeunes vedettes poser des gestes semblables. C’est beau la gloire, mais s’engager dans des causes n’a jamais fait de mal à personne. Il faut savoir redonner à la communauté.    

Les Canadiennes sont entrées par la grande porte  

Christine Sinclair
Photo d'archives, AFP
Christine Sinclair

L’équipe canadienne féminine de soccer a obtenu son billet pour les JO de Tokyo. Huitièmes au monde, elles tenteront de gagner une troisième médaille olympique consécutive. Christine Sinclair sera encore la locomotive de sa formation. Ça serait une belle histoire qu’elle puisse mettre la main sur l’or. Le soccer féminin est en santé au Canada. Je lève aussi mon chapeau à l’équipe féminine de basket-ball qui a imité ses consœurs. Les gars ont de la pression...