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Un siège au Conseil de sécurité permettrait d'aider l'Afrique, plaide Trudeau

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en compagnie du premier ministre de l'Éthiopie, Abiy Ahmed.
Photo AFP Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en compagnie du premier ministre de l'Éthiopie, Abiy Ahmed.

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ADDIS-ABEBA, Éthiopie | Obtenir un siège du Conseil de sécurité des Nations unies permettrait au Canada de continuer à s'investir dans le développement des pays d'Afrique, a fait valoir le premier ministre Justin Trudeau dimanche.

En pleine tournée ponctuée de nombreuses rencontres bilatérales avec des dirigeants africains à l'occasion du 33e Sommet de l'Union africaine, M. Trudeau a assuré que le Canada demeure impliqué sur le continent africain. Il a notamment évoqué les programmes de lutte contre la tuberculose, la malaria et le VIH, mais aussi l'invitation qu'il avait lancée à des dirigeants africains pour le sommet du G7 dans Charlevoix, en 2018

«Nous avons constamment été impliqués dans l'aide à l'Afrique et nous allons continuer à l'être. Comme je l'ai dit, un siège au conseil de sécurité de l'ONU est une façon de pouvoir continuer à faire ça», a fait valoir le premier ministre lors d'un point de presse qui se tenait à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie.

M. Trudeau a d'ailleurs souligné, en vantant l'économie effervescente de l'Afrique, que l'implication du Canada dépasse le cadre de l'aide humanitaire. «Ce n'est pas juste l'aide au développement. Les conversations que nous avons dans ce pays à la croissance incroyable portent sur les investissements, l'entrepreneuriat, les liens commerciaux», a-t-il dit en faisant valoir qu'un accroissement des relations commerciales entre l'Éthiopie et le Canada pourrait se traduire par des emplois au pays.

Vers un siège au Conseil de sécurité

Les efforts du Canada semblent porter ses fruits en vue de l'obtention d'un siège au Conseil de sécurité de l'ONU, s'il faut en croire que le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, qui en est à sa troisième visite en Afrique depuis trois mois.

«Tous les dirigeants avec lesquels nous avons parlé ont un biais positif vis-à-vis du Canada. Je pense qu'il considère que le Canada à une position constructive. [...] La voix du Canada est inspirante et, de ce que nous entendons des dirigeants, ils accueilleraient le Canada au Conseil de sécurité [pour porter les préoccupations de l'Afrique]», a affirmé M. Champagne en conférence de presse à Addis-Abeba

«C'est important pour le Canada d'être ici. On a rencontré des leaders, [...] des gens qui connaissent bien le Canada et le Québec. On a parlé de francophonie, de changements climatiques, d'éducation», a-t-il ajouté.

Un appui du président des Raptors

En plus d'être entouré des ministres François-Philippe Champagne, Ahmed Hussen (Familles, Enfants et Développement social) et Mary Ng (Petite entreprise, Promotion des exportations et Commerce international), M. Trudeau est accompagné par le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri.

Né au Nigeria, M. Ujiri a conservé de nombreux liens en Afrique, notamment avec sa fondation Giants of Africa qui vise à promouvoir le basketball sur ce continent.

«J'appuie le Canada et j'appuie le premier ministre pour ce qu'il tente d'accomplir ici. Évidemment, j'ai des relations avec des dirigeants ici. Si nous pouvons aider, si je peux aider, c'est une façon de rendre le monde meilleur», avait expliqué le président des Raptors aux médias vendredi.

Interrogé sur sa citoyenneté dimanche alors qu'il se trouvait aux côtés de Justin Trudeau en conférence de presse, Masai Ujiri a déclaré qu'il se «voit comme un citoyen canadien et aussi comme un fils de l'Afrique».

Justin Trudeau tiendra d'autres rencontres lundi matin, avant de s'envoler vers le Koweït. Il y rencontrera des troupes canadiennes et le premier ministre du Koweït, le cheikh Sabah Khalid Al-Hamad Al-Sabah.

Le premier ministre se rendra ensuite au Sénégal, puis en Allemagne pour participer à la Conférence de Munich sur la sécurité.

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