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5 choses à savoir sur Bong Joon-ho

Le réalisateur sud-coréen a fait le plein de récompenses cette année

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Photo AFP Le réalisateur Bong Joon-ho a écrit une page d’histoire dimanche soir avec le triomphe inattendu de son film Parasite, premier long métrage non anglophone à recevoir l’Oscar du meilleur film.

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Le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho a réalisé tout un exploit dimanche soir en remportant quatre Oscars — dont celui du meilleur film — pour sa comédie noire Parasite. Mais s’il vient tout juste d’être révélé au grand public grâce à ce triomphe historique, ce cinéaste brillant et ultra talentueux s’était déjà fait remarquer par les cinéphiles avec plusieurs de ses œuvres précédentes. Voici cinq choses à savoir sur Bong Joon-ho.

Cinéaste et sociologue

Né à Séoul en 1969 dans une famille de classe moyenne, Bong Joon-ho a rapidement manifesté un intérêt pour le cinéma, mais il a d’abord fait des études en sociologie pour rassurer ses parents. C’est après avoir obtenu son diplôme à l’université qu’il est entré au Korean Academy of Film Arts, où il fait ses débuts comme assistant-réalisateur.

Des débuts fulgurants

Après s’être illustré avec des courts métrages très critiques à l’égard des autorités sud-coréennes, Bong Joon-ho s’est rapidement fait remarquer sur la scène internationale en réalisant coup sur coup quatre premiers longs métrages, dans lesquels il prenait déjà un malin plaisir à varier les styles et à mélanger les genres : Barking Dog (2000), Memories of a Murder (2003), The Host (2006) et Mother (2009).

Hollywood lui ouvre les portes

Le succès international de The Host, un film de monstres, et de Mother, un drame psychologique, lui ouvre les portes de Hollywood. En 2011, il réalise son premier long métrage anglophone, Snowpiercer, un thriller de science-fiction qui met en vedette Chris Evans et Tilda Swinton. Il récidive deux ans plus tard avec Okja, un film produit par Netflix qui raconte l’amitié entre une petite fille et un cochon modifié génétiquement. 

Des victoires historiques

Avant de devenir dimanche soir le premier film coréen à remporter un Oscar, Parasite avait déjà marqué l’histoire au Festival de Cannes l’an passé en devenant le premier long métrage coréen à rafler la prestigieuse Palme d’or. En plus d’avoir récolté des dizaines de prix à l’échelle internationale, Parasite connaît un beau succès en salles, ayant amassé à ce jour plus de 165 M$ au box-office mondial. 

Ses projets

Inutile de dire qu’avec l’immense succès de Parasite, Bong Joon-ho risque de devenir un des cinéastes les plus courtisés à Hollywood. Le réalisateur de 50 ans a révélé aux médias américains l’automne dernier qu’il travaillait actuellement sur deux nouveaux films, un en anglais et un en coréen. Il a aussi signé récemment avec la chaîne HBO pour une série dérivée de Parasite qui sera coécrite avec Adam McKay, l’auteur de Succession

  • Parasite est à l’affiche dans plusieurs salles à Montréal et est en vente depuis quelques jours en DVD/Blu-Ray ainsi qu’en vidéo sur demande (Illico, iTunes, etc.).