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Eustachio Gallese n’avait plus le droit d'aller dans des salons de massages

Le Syndicat des employé-e-s de la Sécurité et de la Justice est formel

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Photo courtoisie, SPVQ Eustachio Gallese est accusé du meurtre de Marylène Levesque, 22 ans.

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Le présumé meurtrier de Marylène Levesque, Eustachio Gallese, n’avait plus le droit de se rendre dans des salons de massages depuis que la Commission des libérations conditionnelles (CLCC) avait manifesté sa désapprobation à cet égard, en septembre dernier. 

C’est ce que le Syndicat des employé-e-s de la Sécurité et de la Justice (SESJ) a dévoilé dans un communiqué diffusé lundi.  

Il affirme que l’agent de libération conditionnelle et la maison de transition dans laquelle séjournait Gallese ont tous deux appliqué cette directive. 

Or, aucune information ne ciblait directement les salons de massages, jusqu’à présent, dans le rapport publié par la CLCC. On y stipulait seulement qu’une «stratégie a été développée afin [qu’il] puisse rencontrer des femmes, mais seulement afin de répondre à [ses] besoins sexuels». 

Le SESJ indique toutefois ne pas pouvoir révéler tous les détails qui sont à sa connaissance en raison de restrictions de confidentialité. 

Pas unique 

Qui plus est, le syndicat assure que ce n’est pas la première fois que Service correctionnel Canada permet de telles pratiques.  

«Le SESJ a des motifs raisonnables de croire qu’il ne s’agit pas d’une situation unique, [...] des visites dans des salons de massages par d’autres délinquants en liberté conditionnelle dans la communauté ont déjà eu lieu», peut-on lire dans le communiqué. 

Le syndicat se dit également «préoccupé» par le fait que le Service correctionnel du Canada n’ait toujours pas confirmé qu’il était au courant de la mise en place de ce genre de pratique. 

Transition inadéquate 

Plusieurs problématiques ont également été soulevées par le SESJ concernant les services correctionnels fédéraux. Selon lui, la transition de plus en plus rapide des délinquants des prisons fédérales vers la collectivité n’est pas toujours adéquate. 

«Cela n’est approprié que si la communauté dispose de ressources suffisantes pour soutenir la réintégration en toute sécurité des délinquants. Ce qui n’est souvent pas le cas.» 

Il souligne aussi la charge de travail des agents de libération conditionnelle qui, étant très élevée, limite leur capacité d’interaction avec les criminels. Le syndicat affirme que la compréhension de l’état d’esprit de ces personnes fautives et du risque qu’ils peuvent représenter en est donc impactée.