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«La Voix»: Ginette Reno en audition

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MONTRÉAL | Ginette Reno a créé la surprise, dimanche, en s’invitant à la première ronde des auditions à l’aveugle de La Voix. En entrevue, la chanteuse confie avoir revécu ses jeunes années à travers cette expérience.  

Lorsque la production de La Voix lui a proposé de passer une vraie fausse audition à l’aveugle, Ginette Reno n’a pas hésité avant d’accepter. «J’ai trouvé que c’était une idée amusante. Ça m’a fait revenir en arrière, dans mon jeune temps. Mais j’étais nerveuse, parce que j’avais peur qu’ils ne se retournent pas. D’un coup qu’ils pensent que c’est quelqu’un qui chante comme Ginette Reno, qu’est-ce que j’aurais fait? Ç'aurait pu être drôle, mais je ne sais pas comment j’aurais réagi...»   

Entière   

La grande dame de la chanson québécoise a choisi d’interpréter Je n’ai pas vu passer le temps, une œuvre de Luc Plamondon qui figure sur son plus récent album. «Je me suis préparée comme pour un spectacle. J’avais bien pratiqué mon texte car, habituellement, je n’ai jamais de prompteur sur scène, je n’en ai jamais eu. Par contre, j’ai toujours un cartable avec toutes mes chansons que je mets désormais sur le piano, au cas où je me trompe.»   

Comme chaque fois qu’elle monte sur scène, Ginette Reno s’est donnée entièrement pour cette fausse audition à l’aveugle, et elle semblait d’ailleurs ravie de voir les coachs touchés et impressionnés par sa présence. «Depuis 60 ans que je chante, c’est toujours comme si c’était la première fois. La seule chose qui change, en vieillissant, c’est que maintenant je chante comme si c’était la dernière fois.»   

Cours privés   

La chanteuse reviendra à La Voix pour la phase des chants de bataille en tant que «super coach» afin de donner des conseils et des indications aux candidats des quatre équipes. «Je vais travailler avec les quatre coachs et je pense que ça va me faire du bien de me remémorer toutes les choses que j’ai apprises quand j’étais plus jeune.»   

Coacher de jeunes talents est une chose que Ginette Reno fait peu. «Il y a parfois des écoles de chant qui me demandent de faire des master class devant public. Je le fais parfois, mais surtout pour m’amuser. En même temps, si je peux aider les jeunes à comprendre ce que c’est qu’être un chanteur ou une chanteuse.... Ce n’est pas évident.»   

Elle fait notamment la différence entre chanter et lancer des sons. «Chanter est un peu plus sérieux si tu veux faire passer ton message. Il y a de grandes chanteuses sur terre, mais il n’y a pas beaucoup d’interprètes.»