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Les Oscarzzzzzzzzzz

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Quand j’ai commencé comme animatrice, une amie m’a rappelé que le mot venait du latin « anima » qui signifie « âme ».  

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Un animateur ou une animatrice, c’est l’âme d’une émission, de radio ou de télé.  

Alors pouvez-vous m’expliquer pourquoi aux Oscars, depuis maintenant deux ans, on trouve que c’est une bonne idée d’avoir une émission sans animateur... donc sans âme ? Les Oscars 2020 étaient incolores, inodores et sans saveur.  

Au lieu d’une belle coupe de champagne (si l’animation avait été pétillante), ou d’un vin un peu aigre (si l’animation avait été grinçante), on a juste eu droit à un grand verre d’eau. Quel dommage !  

MIROIR, QUI EST LA PLUS DIVERSE ?  

Pourquoi pensez-vous qu’on ne prend plus la chance de tout miser sur un, une ou deux animateurs ? En cette ère étouffante de rectitude politique, on ne veut pas de vagues, pas de controverse, pas de scandale.  

Et puis, pouvez-vous imaginer le mal de tête de choisir qui serait l’hôte parfait pour les Oscars, la personne qui cocherait toutes les cases, qui ferait plaisir à tous les lobbys ? Une femme ou une personne transgenre ou une personne non-binaire ? Quelle lettre de LGBTQIA2+ choisissez-vous de privilégier ? Parlant de privilège, donnez-vous le micro à un homme blanc ou deux femmes noires ?  

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Avant, on reprochait à Hollywood d’être « too much ». Maintenant, on n’arrête pas de lui dire qu’il n’est « pas assez ».  

Ça ne faisait que deux minutes que les Oscars étaient commencés, et déjà on se faisait faire la morale : on a eu droit à une chanson d’ouverture qui faisait référence aux femmes, aux queers, aux personnes racisées, et avant la première pause, on s’est fait dire qu’il n’y avait pas assez de « vagins » dans la catégorie de meilleure réalisation.  

On a même eu droit à un vibrant « Ouvriers de tous les pays, unissez-vous ».  

On s’est fait rabattre les oreilles avec « ces films ont été réalisés ou co-réalisés par des femmes » comme si ça faisait la moindre différence.  

Misère, est-ce qu’on peut juste avoir une soirée de célébration de l’excellence au cinéma sans se faire taper sur les doigts, se faire sermonner ou assister à une session d’autoflagellation ?  

Tout le long je m’ennuyais de Ricky Gervais et de son monologue d’ouverture percutant, cynique, cinglant aux Golden Globes.  

« Si vous gagnez un prix ce soir, n’utilisez pas ceci comme une plateforme pour faire un discours politique. Vous n’êtes pas en position de faire la morale au public sur quoi que ce soit. Vous ne connaissez rien du vrai monde. La plupart d’entre vous a passé moins de temps à l’école que Greta Thunberg. Donc si vous gagnez, montez sur scène, acceptez votre petit prix, remerciez votre agent et votre Dieu et allez vous faire f....e OK ? »  

UN HOMME EN OR  

Mon Dieu que je m’ennuyais de l’humour caustique des animateurs qui ont marqué l’histoire des Oscars.  

Vous vous souvenez de ce que disait Billy Crystal, qui a animé la cérémonie à huit reprises ? « Rien ne permet de mieux vivre ces temps économiques difficiles que de voir des millionnaires s’échanger entre eux des statues en or. »  

Je n’ai rien à rajouter.  

La thérapie de couple de Sophie Durocher et Richard Martineau