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Michael Bloomberg plus dangereux qu'on ne le croit

Michael Bloomberg plus dangereux qu'on ne le croit
AFP

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Autant je m’intéresse aux résultats de l’Iowa et du New Hampshire pour tenter de dégager des tendances pour chacun des candidats, autant je surveille la campagne de Michael Bloomberg.  

Plus tôt aujourd’hui, Jennifer Rubin nous fournissait quelques données sur la taille et les moyens de la machine au service du milliardaire. S’il a déjà dépensé plus de 300 millions en publicité, ce n’est là que la pointe de l’iceberg. L’homme est en mission et il est déterminé à vaincre Donald Trump.   

Bloomberg dispose d’une véritable armée depuis qu’il emploie 2100 personnes uniquement pour organiser sa campagne électorale. Dispersés aux quatre coins des États-Unis, ils se regrouperont dans les 14 États du premier «super mardi» du 3 mars. Ces employés gagneront jusqu’à 6000$ par mois et ils bénéficient tous d’une couverture de soins de santé.    

S’il récompense généreusement ses employés, c’est que Bloomberg connaît la valeur du travail qu’ils effectuent et souhaite maintenir la stabilité de son organisation. Plus un employé consacre de temps à connaître le terrain, plus il saura apporter les correctifs nécessaires au message du patron.   

Bloomberg connaît l’importance des données et de leur utilisation. Si j’écrivais il y a peu de temps que l’équipe de Donald Trump est particulièrement redoutable à ce chapitre, Bloomberg affirme avoir recruté les meilleurs. Les démocrates, supplantés par les républicains dans la guerre du numérique, devraient observer de près ce que l’équipe de l’ancien maire de New York développe.    

Jusqu’à maintenant, aucun délégué n’a été attribué à Bloomberg et personne ne peut se prononcer sur ses talents de débatteur, mais il grimpe dans les sondages et son équipe est partout. Si ses prétentions au sujet de l’utilisation des données devaient s’avérer, Bloomberg pourrait bien créer toute une surprise le 3 mars prochain.   

Dans le cas contraire, je commencerais déjà à me rapprocher discrètement de lui, si j’étais un compétiteur démocrate. Si on imagine mal Bernie se joindre à un milliardaire, d’autres pourraient bénéficier de sa machine et de son coffre-fort. Bien sûr, pour cela, il faut d’abord que le seul objectif important soit de vaincre Donald Trump.   

Pour l’article de Jennifer Rubin, vous cliquez ici.