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Angoisse climatique et alarmisme: les jeunes Américains n'y échappent pas

Angoisse climatique et alarmisme: les jeunes Américains n'y échappent pas
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Lorsque je suis en classe ou dans les murs de mon établissement, je suis aux premières loges pour observer les préoccupations environnementales de nos jeunes. Le phénomène de l’écoanxiété est bien réel et je me questionne souvent sur le caractère alarmiste de certaines de leurs interventions.  

Je n’ai nul besoin d’être convaincu des effets du réchauffement climatique et je m’en remets aux scientifiques pour me donner l’heure juste. Je me refuse cependant à me laisser gagner par le pessimisme ambiant et je demeure convaincu qu’il y a un avenir pour mes enfants et les leurs s’ils décident d’en avoir.  

En m’intéressant au thème de l’écoanxiété chez nos jeunes, je me suis demandé si ce phénomène affectait également les jeunes Américains qui voteront cette année ou dans quelques années. Mes lectures m’ont mené vers un article de Jason Plautz. Le journaliste confirme que nos jeunes voisins du sud n’échappent pas au pessimisme ambiant et aux angoisses qui en découlent.  

Il est à la fois inquiétant et triste de constater que plusieurs n’envisagent pas de mourir de vieillesse parce qu’ils sont convaincus que les changements climatiques entraîneront le monde à sa perte trop rapidement. À quoi bon envisager le futur si on désespère d’en avoir un?  

Interrogeant jeunes, parents, enseignants et experts en alternance, Plautz dégage un certain nombre de constats sur ce qui contribue à nourrir les angoisses des jeunes et ce que nous pouvons faire pour leur venir en aide. Lorsque 57% des jeunes confirment avoir peur des retombées des changements climatiques, ces constats méritent l’attention. L’American Academy of Pediatrics (pédiatres) sonnait déjà l’alerte en 2015.  

Si les changements climatiques ne sont pas le seul facteur de stress chez les jeunes, on avance que l’ampleur d’une couverture médiatique alarmiste contribue à exacerber des inquiétudes légitimes. Le problème semble si gros et hors de portée qu’on peut aisément se sentir dépourvu et impuissant. Il n’est pas étonnant d’être paralysé par la peur dans ces circonstances.  

Nous vivons dans un monde où circule un flot continu d’informations, une quantité incroyable de données à gérer et à interpréter. Pour les générations précédentes, les parents étaient bien souvent ceux vers lesquels on se tournait pour chercher conseil et être rassurés. Aujourd’hui, les parents, ou les professeurs, peuvent-ils encore jouer ce rôle et faire contrepoids à tout ce qui circule?  

Ne cherchez pas une grande morale à ce modeste billet. Je me sers de l’article du journaliste américain pour sensibiliser au phénomène de l’angoisse climatique. Je souhaite aussi qu’on réfléchisse à l’alarmisme.   

Je crois que c’est un devoir d’aborder avec sérieux les retombées des changements climatiques en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, mais il faut également le faire de manière responsable.  

Ce n’est pas la première fois que nous vivons une période de prédictions apocalyptiques. La peur d’une catastrophe nucléaire, un phénomène sérieux, a parfois été récupérée de manière abusive. Tout comme à cette époque, il faut continuer à présenter la problématique et ses risques, mais également s’assurer de souligner que nous ne sommes pas sans ressources et que des gestes concrets sont toujours possibles.  

Quelle serait mon attitude ou ma responsabilité comme père et comme professeur? Mettre l'accent sur ce que chacun peut apporter comme contribution, ramener le problème à une dimension plus humaine pour favoriser la confiance et atténuer le caractère irrémédiable du phénomène. Discutons intelligemment et ouvertement, mais de manière responsable. La situation est préoccupante, mais il y a un avenir.  

Qu’en pensez-vous?  

Pour accéder à l’article de Jason Plautz, vous cliquez ici.