/travel/destinations
Navigation

Du jus 100% pur de canne à sucre

Coup d'oeil sur cet article

Si, lors de vos séjours à Cuba, vous vous risquez en dehors des sentiers battus et que vous arpentez la campagne ou les rues de la ville la plus proche, vous avez sûrement vu ces petits kiosques où l’on broie la canne à sucre et devant lesquels le gens font la file, une file d’attente plutôt rapide, pour boire un bon verre de guarapo frappé. Ce jus de canne à sucre, sans aucun additif, est des plus énergisant et on lui attribue même des propriétés aphrodisiaques. Les Cubains en raffolent parce que ce jus naturel très sucré étanche la soif et rafraîchit, surtout par temps chaud. « C’est comme une injection d’adrénaline », disent certains.   

Dans les campagnes, il est fréquent de voir des Cubains couper un morceau de canne à sucre puis de l’éplucher à l’aide d’une machette. On peut alors la sucer et en mâchouiller des morceaux pour en extraire le jus. Certains, plus costauds, la tordent au-dessus de leur bouche pour en recueillir le précieux liquide énergisant. Mais, la manière la plus facile et agréable est de boire le jus bien froid dans une guarapera (l’endroit où s’effectue l’extraction du jus). Il suffit d’une machine à broyer souvent artisanale, appelée trapiche, et d’un récipient avec de la glace pilée dans un tamis ou une passoire pour filtrer les petits morceaux de canne. En général, deux personnes s’occupent de broyer la canne, l’une, en amont, pour introduire les bâtons entre les deux cylindres dentés, et une autre personne, en aval, qui reçoit la canne broyée et la remet à son collègue pour qu’il la passe une deuxième fois. Lorsque le récipient semble plein, une autre personne s’en empare et verse le jus frais et bien frappé dans un gros contenant avec bec verseur. Le jus est maintenant prêt à être servi.   

On le sert dans des verres de différents formats, et c’est à vous de choisir le format idoine. Il en coûte trois fois rien, quelques pesos seulement en monnaie nationale. On le boit sur place et on rend ensuite le verre pour qu’il soit lavé, mais vous pouvez aussi arriver avec votre bouteille pour la faire remplir. Une fois chez vous, il faut la mettre au réfrigérateur. Cet élixir tropical ne se conserve pas très longtemps, c’est la raison pour laquelle on n’a pas encore réussi à l’embouteiller pour le commercialiser. On recommande de lui ajouter, pour une meilleure conservation, quelques gouttes de citron vert. Pour ma part, j’ajoute aussi dans mon verre quelques larmes d’un rhum brun ou ambré (trois ans). Le plaisir est garanti.   

Consommer du jus de canne à sucre fait partie d’une vieille tradition à Cuba, héritée des Espagnols. Hommes, femmes et enfants en boivent régulièrement. En plus de vous désaltérer, le guarapo contient des protéines et des vitamines diverses : fer, calcium, phosphore et glucose. Alors, pour connaître l’histoire de Cuba à travers la culture de la canne à sucre, rien de mieux, pour commencer, que de prendre un bon verre de guarapo bien froid, avec ou sans rhum.