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«Jusqu’au déclin» : aux RVQC avant Netflix

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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MONTRÉAL | Jusqu’au déclin, premier film québécois financé par Netflix, bénéficiera d’une première projection aux 38es Rendez-Vous Québec Cinéma (RVQC), lesquels accorderont aussi désormais une place spéciale aux anniversaires importants de notre cinématographie.

L’imposante programmation de la prochaine édition du festival du septième art québécois, qui se tiendra du 26 février au 7 mars, était dévoilée mardi. Parmi la pléiade de projections, 5 à 7, tables rondes et autres activités à l’horaire, quelques primeurs se démarquent, dont la présentation de Jusqu’au déclin, premier long métrage québécois dédié à Netflix, le 28 février, au Cinéma Impérial, en présence de son équipe de créateurs.

C’est donc dire que la production entièrement financée par Netflix connaîtra une diffusion en première fenêtre aux RVQC avant d’aboutir sur la plateforme américaine, à une date encore inconnue. Jusqu’au déclin pourrait aussi, «sûrement» sortir en salle, a mentionné la productrice Julie Groleau, mais on ne sait pas quand.

Produit par la boîte Couronne Nord, qui signe ici son premier long métrage, Jusqu’au déclin est le fruit du labeur des scénaristes Nicolas Krief, Charles Dionne et Patrice Laliberté, ce dernier étant aussi réalisateur. Filmé dans les Laurentides, «dans le grand froid québécois», l’opus brosse le portrait d’un père de famille éco-anxieux qui se soumet à une formation de survivalisme pour se préparer au pire. Réal Bossé, Marc Beaupré, Marc-André Grondin, Guillaume Cyr, Marilyn Castonguay, Marie-Evelyne Lessard y sont en vedette.

Sur Netflix, Jusqu’au déclin rayonnera dans 32 langues différentes, ce qui fait évidemment rêver ses artisans à une carrière internationale.

«Les gens de Netflix ont su prendre un risque sur une boîte de production comme la nôtre, a dépeint Patrice Laliberté. On a été dotés d’un budget auquel on n’aurait jamais eu accès si on avait suivi un fonctionnement classique québécois. Je comprends toute la jasette qu’il y a autour de Netflix, mais au-delà de ça, ils ont quand même mis le vent dans les voiles à une jeune boîte québécoise, qui n’a engagé que du monde québécois. On a fait le scénario qu’on a voulu faire, la conversation créative avec eux a été vraiment riche. Pour nous, c’est une expérience assez extraordinaire. Et ils savent ce qu’ils font.»

Anniversaires

Cette 38e mouture des RVQC sera lancée avec le film Les Nôtres, de Jeanne Leblanc, en ouverture, et clôturée par la comédie musicale documentaire Jukebox : un rêve américain fait au Québec, de Guylaine Maroist et Éric Ruel.

À l’initiative de Myriam D’Arcy, nouvelle directrice des RVQC, entrée en fonction en août dernier, un concept a été ajouté à la déjà longue liste d’attractions de l’événement, celui des projections anniversaires et des présentations spéciales d’œuvres restaurées.

Ainsi, des titres marquants du répertoire cinématographique québécois auront droit à des soirées de commémoration pour leur anniversaire. Cette année, on soulignera les décennies importantes de La moitié gauche du frigo, de Philippe Falardeau (20 ans), Les brûlés, de Bernard Devlin (60 ans) et Les bons débarras, de Francis Mankiewicz (40 ans). La rencontre consacrée aux Bons débarras sera d’ailleurs l’occasion de rendre hommage à l’auteur Réjean Ducharme, qui en signait les textes, avec une mise en lecture du scénario qui précédera la projection, a précisé Myriam D’Arcy.

Le public pourra en outre se gaver de versions restaurées de Les bleus au cœur et C’est comme une peine d’amour, de Suzanne Guy, et de «Son des Français d’Amérique», de Michel Brault et André Gladu.

Du côté des traditionnelles 4 Leçons de cinéma, le directeur photo Yves Bélanger (qui a travaillé avec Xavier Dolan, Jonathan Levine et Clint Eastwood), la réalisatrice Louise Archambault (Merci pour tout, Il pleuvait des oiseaux), la monteuse Dominique Fortin (qui a bossé sur des productions comme James Bond : Tomorrow Never Die, La grande séduction et Chien de garde) et la cinéaste, scénariste et directrice photo Sophie Deraspe (Antigone, Les loups) partageront leur savoir-faire et leur expérience lors de causeries.

Enfin, l’acclamé film Kuessipan, de Myriam Verreault, sera l’objet d’une «Nuit blanche verte», une grande fête innue où seront réunis plusieurs artistes, dont Samuel Archibald et Joséphine Bacon. Et Jean-Carl Boucher, Catherine Brunet, Stéphane Crête, Pier-Luc Funk, Guillaume Lambert et autres feront revivre les répliques presque cultes de la comédie grinçante Québec Montréal dans une lecture qui s’annonce rigolote.

La 38e édition des RVQC sera dédiée à Andrée Lachapelle et Yolande Simard Perreault, décédées en 2019. Pour tout savoir : rendez-vous.quebeccinema.ca .

Les RVQC 2020 en chiffres

  • 302 films
  • 83 premières
  • 43 longs métrages de fiction
  • 112 documentaires (courts et longs)
  • 200 courts métrages
  • 10 webséries
  • 9 œuvres d’art numérique
  • 27 événements gratuits
  • 400 invités