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L’UCI modifie ses règlements concernant les athlètes transgenres

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L’Union cycliste internationale (UCI) a signalé mardi la mise à jour de ses règlements concernant la participation des femmes transgenres à ses compétitions de haut niveau.

Les nouvelles règles réduisent de 50% le taux de testostérone maximum que peut avoir une athlète pour participer aux courses féminines. Le changement, adopté la semaine passée, entrera en vigueur à partir du mois prochain. 

La question de l’intégration des femmes transgenres dans les compétitions féminines est largement débattue depuis quelques années, car cela pourrait se traduire par une forme d'injustice et de déloyauté entre les compétitrices. 

«L’adoption de nouvelles directives [...] va permettre à l’ensemble de la communauté cycliste de disposer d’ un cadre réglementaire défini et commun à tous, a déclaré par voie de communiqué le président de l'UCI, David Lappartient. À travers ce consensus [...] notre fédération se donne les moyens de prendre en considération, dans le cadre de l’évolution de notre société, le désir des athlètes transgenres de concourir, tout en garantissant au mieux l’égalité des chances entre les concurrents.» 

L’UCI marche ainsi dans les pas de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme, qui, fin 2019, avait organisé des tables rondes pour trouver une solution à l’intégration des athlètes transgenres. On avait alors résolu de réduire de moitié la limite de testostérone au-delà de laquelle les participantes ne pouvaient participer aux compétitions féminines. 

Depuis 2004, les femmes athlètes transgenres peuvent concourir aux Jeux olympiques, à condition d’avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle et d'avoir suivi une hormonothérapie depuis deux ans. 

En 2015, les règles ont été modifiées pour tenir compte du niveau de testostérone chez les femmes. La limite avait d'abord été fixée à 10 nanomoles par litre de sang, avant de passer à 5 fin 2019. 

Chez une femme née comme telle, le niveau moyen de testostérone va de 0,52 à 2,8 nmol/L, mais peut monter jusqu’à 4,5 nmol/L chez les athlètes de haut niveau. 

Chez un homme, le taux moyen a l’âge adulte varie entre 1,7 et 17,5 nmol/L.