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Une cohorte majoritairement féminine dans une école de programmation montréalaise

Une cohorte majoritairement féminine dans une école de programmation montréalaise
BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI

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Œuvrant dans un domaine reconnu pour être majoritairement masculin, l’école de programmation Le Wagon a inversé la vapeur en parvenant à former une cohorte dont plus de la moitié des membres sont des femmes. 

Laurence Bérubé-Côté, qui a été directrice de comptes chez Bell Canada durant sept ans, a d’ailleurs été surprise lorsqu’elle a réalisé qu’elle côtoierait plusieurs autres femmes pendant sa formation. La mère de deux enfants a pris la décision de retourner sur les bancs d’école avec l'objectif de relever des défis. 

«C'était un peu le quotidien, le fait que ça soit une petite routine, j'avais besoin de changements, mais c'était aussi le fait que je voulais quelque chose où je me réalise», raconte-t-elle. 

De son côté, Vicky André, une designer textile, est entrée à l’école principalement pour servir les besoins de sa compagnie, ct•studio. «On avait fait appel à un développeur, mais malheureusement, il n'a pas fait du tout ce qu'on lui a demandé, alors on a perdu notre argent. [...] Je me suis dit que j’allais le faire moi-même», dit-elle. 

Vicky André et Laurence Bérubé-Côté participent présentement à la formation intensive de l'école de programmation Le Wagon, situé sur le Plateau-Mont-Royal, à Montréal.
PHOTO BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI
BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI
Vicky André et Laurence Bérubé-Côté participent présentement à la formation intensive de l'école de programmation Le Wagon, situé sur le Plateau-Mont-Royal, à Montréal. PHOTO BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI

Présente dans 24 pays différents, l’école Le Wagon enseigne le code à ses étudiants et étudiantes pour qu’ils puissent ensuite développer des produits technologiques du début à la fin. À l’issue d’une formation intensive de neuf semaines – ou de 24 semaines à temps partiel –, certains des diplômés se trouveront un emploi en tant que développeurs de logiciels, chargés de produits, ou certains lanceront leur propre jeune entreprise. 

Progression 

L’école Le Wagon a mis en place des mesures pour encourager les femmes qui ont envie de devenir développeuses, comme des ateliers gratuits et un programme faisant la promotion de la diversité. Ces efforts ont porté leurs fruits. 

«L'année dernière, on avait environ 35% de femmes en moyenne sur nos cohortes. Cet hiver, 60% sont des femmes et des personnes non binaires», explique fièrement Marie-Gabrielle Ayoub, cofondatrice de l’école située sur Le Plateau-Mont-Royal. La cohorte de cet hiver, composée de 19 élèves, compte 11 femmes. 

Selon Mme Ayoub, le sujet de la parité dans le domaine de la technologie est à l’ordre du jour depuis plusieurs années. Seulement 20% des employés de ce milieu sont des femmes, précise-t-elle. 

Le 11 février est la Journée internationale des femmes et des filles de science.