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Des changements à prévoir chez les Carabins

Le personnel d’entraîneurs pourrait changer de visage avec l’arrivée de Marco Iadeluca

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel Habituée aux transitions, la directrice du sport d’excellence des Carabins, Manon Simard, espère que Marco Iadeluca représente sa dernière embauche d’entraîneur-chef avant sa retraite prévue en 2027.

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Comme c’est très souvent le cas quand un nouveau patron arrive en place, la nomination de Marco Iadeluca à la barre des Carabins de l’Université de Montréal amènera très probablement des changements significatifs au sein du personnel d’entraîneurs des Bleus. 

Même si tous les intervenants ont mentionné, mardi, qu’aucune décision n’avait encore été prise, la directrice du sport d’excellence des Carabins, Manon Simard, est pleinement consciente que des changements pourraient survenir.

«J’ai rencontré tous les adjoints pour savoir où ils en étaient dans leur carrière et leur lecture des changements. Quand il y a un changement de leadership, ça ne peut pas laisser tout le monde indifférent.» 

Coordonnateur défensif à trouver 

Parce que Danny Maciocia portait aussi le chapeau de coordonnateur défensif, les Bleus devront lui trouver un successeur. Coordonnateur des unités spéciales, Byron Archambault est intéressé par le poste, mais Iadeluca pourrait se tourner vers son ancien collègue et ami Paul-Eddy Saint-Vilien qui occupe les mêmes fonctions avec les Ravens de Carleton. 

«Byron est encore sous contrat et sa situation reste à éclaircir, a confirmé Simard. Byron a beaucoup d’ambitions et il reste à déterminer s’il acceptera de demeurer dans le même rôle ou s’il souhaite obtenir un rôle accru. Il a plusieurs options devant lui. Peu importe son choix, il va demeurer un Carabin à vie. Byron représente un gros coup de cœur pour moi et sa progression est impressionnante.» 

Malgré son profond attachement à l’ancien secondeur étoile qui a été une pièce maîtresse dans la victoire de la Coupe Vanier de 2014, Simard n’a pas l’intention de s’immiscer dans la sélection des adjoints de Iadeluca. «Marco doit être bien dans ses décisions», a-t-elle mentionné. 

Archambault n’était pas présent au point de presse, mardi, contrairement à Saint-Vilien. «Je suis venu appuyer un ami, a-t-il indiqué. Ça n’a rien à voir avec l’entraîneur-chef des Carabins et un entraîneur de Carleton. J’ai reçu une invitation d’un ami [Marco], lundi soir, et je me suis présenté.» 

Saint-Vilien a effectué deux séjours avec les Bleus, soit de 2008 à 2011 ainsi que de 2014 à 2017. 

Calvillo toujours sous contrat 

Tout comme Archambault, Anthony Calvillo est toujours sous contrat, mais son retour n’est pas assuré pour autant. Iadeluca nous a indiqué «que ce n’était pas une nécessité d’occuper le poste de coordonnateur offensif, qu’il n’avait pas encore réfléchi à la question et qu’Anthony était en poste.» 

Iadeluca a rempli le rôle de coordonnateur offensif tout au long de sa carrière, dont ses années avec les Carabins de 2011 à 2017. 

«Parce qu’il provenait des rangs professionnels, Anthony a dû vivre toute une adaptation quand il s’est joint à nous l’an dernier, mais il a été très, très généreux dans le partage de son expérience, a raconté Simard au sujet du coordonnateur offensif des Carabins. Il possède tellement de belles valeurs. Il est gêné, mais on commence à avoir des conversations en français.» 

L’ancien quart-arrière étoile des Alouettes de Montréal et membre du Temple de la renommée de la LCF brillait lui aussi par son absence lors de la présentation de Iadeluca. 

Les joueurs ont été consultés 

Co-capitaine des Carabins de l’Université de Montréal, Rheda Kramdi est très heureux de la venue de Marco Iadeluca comme entraîneur-chef. 

«Marco a de grands souliers à remplir, mais il possède la bonne taille, a imagé le secondeur hybride étoile, mardi, après la présentation du nouveau patron des Bleus. C’est un entraîneur qui est près de ses joueurs. Nous avons une très bonne relation. Même après son départ à André-Grasset, il m’envoyait des messages avant et après les parties. Il s’informait de notre match, mais aussi comment ça allait à l’école et de ma famille. Marco a joué un grand rôle dans ma vie personnelle et je suis choyé de disputer ma dernière saison universitaire avec lui.» 

Kramdi sait déjà que Iadeluca présentera un style différent de son prédécesseur Danny Maciocia. «Danny arrivait des rangs professionnels et il avait un style pro. Marco va être plus près des joueurs. Ce sont deux styles différents, mais il n’y en a pas qui est meilleur que l’autre. Je suis très content pour Danny et je suis très content pour Marco.» 

«Signe de respect» 

Au-delà de la nomination de Iadeluca, le produit des Cheetahs de Vanier a apprécié le processus qui a mené au choix du nouvel entraîneur.  

«La direction nous a consultés et c’est un signe de respect. Les capitaines ont été invités à une rencontre. Dans le passé, on apprenait certains changements dans le personnel d’entraîneurs en même temps que le grand public. Cette fois-ci, Marco nous a rencontrés, lundi, avant l’annonce publique du lendemain. Nous étions contents. Marco était mon choix, mais on aurait accueilli le nouvel entraîneur les bras ouverts, peu importe qui cela aurait été.» 

Manon Simard confirme qu’il était important de réunir les capitaines. «Après le départ de Danny, j’ai invité les capitaines à souper, a mentionné la directrice du sport d’excellence. Ils ont été tellement inspirants.»