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Chien considéré dangereux: la Ville de Montréal ordonne l’euthanasie même s’il n’a jamais mordu personne

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La propriétaire d’un chien considéré comme dangereux, même s’il n’a jamais mordu personne, vient de saisir les tribunaux pour éviter son euthanasie, exigée par la Ville de Montréal.

« Khaleesi n’a aucun antécédent de morsure sur un autre chien ou un humain [...]. L’ordonnance d’euthanasie émane uniquement de la possibilité que Khaleesi, comme n’importe quel autre chien, morde un être vivant », peut-on lire dans la demande d’injonction rendue publique hier.

Carolane Parisé, une Montréalaise de l’Ouest-de-l’Île, explique que toute l’affaire a commencé en juillet, quand elle a reçu une plainte de la Ville à l’encontre de sa chienne de 3 ans et demi, Khaleesi, qui est un croisement de malamute et de boxer. 

Visite surprise

N’ayant aucun détail sur les événements à l’origine de la plainte, elle a soupçonné ses voisins, puisque Khaleesi s’était déjà retrouvée dans leur cour en jappant. 

Quelques jours plus tard, deux agents de prévention se sont présentés chez elle. 

Puis, en novembre, elle a dû faire évaluer la dangerosité de sa chienne.

L’évaluation s’est déroulée calmement, mis à part deux incidents, est-il expliqué dans la demande préparée par le cabinet de la célèbre avocate Anne-France Goldwater. 

D’abord, quand la chienne s’est mise à grogner après avoir senti la main d’une évaluatrice. 

Puis, quand la vétérinaire a tenté de remettre la muselière de Khaleesi, celle-ci a jappé et grogné en bondissant vers la femme.

Risque de 8 sur 10

À la suite de cette évaluation, et en arguant que Mme Parisé n’avait pas été assidue dans les rencontres vétérinaires, l’experte a conclu à un risque de 8 sur 10. La Ville a ensuite ordonné l’euthanasie.

Pour Mme Parisé, cette demande n’est pas raisonnable, d’autant plus que des mesures moins extrêmes pourraient être considérées, telles que le port d’une muselière en tout temps à l’extérieur du domicile.

Elle en a également contre le règlement municipal sur les chiens dangereux, qui serait en contradiction, selon elle, avec la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal.