/finance/business
Navigation

Incertitude pour les employés de Bombardier de La Pocatière

Coup d'oeil sur cet article

LA POCATIÈRE | Les employés de l’usine Bombardier Transport de La Pocatière, au Bas-Saint-Laurent, étaient à la fois confiants et inquiets, mercredi, après l’annonce du rachat potentiel de l’entreprise par le constructeur français Alstom.  

Le président du syndicat des employés de Bombardier à La Pocatière, Claude Michaud, estime que ce qui compte avant tout, c'est d'assurer la pérennité des emplois. L'usine de trains embauche environ 350 personnes, dont 250 travailleurs syndiqués, ce qui en fait un acteur majeur de l'économie dans le Bas-Saint-Laurent.

Des employés rencontrés sur place par TVA Nouvelles, mercredi, se trouvaient dans l'attente, partagés entre craintes et optimisme.

«S’ils regroupent, il va peut-être y avoir des fermetures d’usines, donc on ne sait pas trop ce qu’il va se produire. C’est plus ça qui représente un inconfort. Mais à part ça, on verra», a notamment affirmé un travailleur.

«Ce qu’on souhaite, c’est que ça reste au Québec. Nous sommes juste des petits employés d’usine, nous. Il y a de gros gérants qui sont payés des millions...», a poursuivi un autre travailleur.

Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, espère lui aussi que l'usine demeurera active, si Alstom met bel et bien la main sur la division transport de Bombardier.

«L’important, c’est de stabiliser les emplois qu’il y a à La Pocatière. On verra la décision qu’ils prennent, mais si l’acheteur a pris la peine de l’analyser, c’est qu’il y a du potentiel», a fait valoir M. Hudon.

Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, a refusé de révéler mercredi ce qui sera annoncé prochainement, se contentant plutôt de laisser planer qu'il s'agirait de «bonnes nouvelles».

Les rumeurs annonçant une fusion ou une transaction impliquant Alstom et Bombardier transport vont bon train depuis quelques mois. Le géant montréalais, aux prises avec une immense dette, a besoin des liquidités que pourraient lui rapporter la vente de sa division transport ou des avions d'affaires pour se remettre sur rail.

«Ça fait plus de 30 ans, ça a toujours été comme ça, des hauts, des bas. On s’habitue», a d'ailleurs philosophé un salarié de La Pocatière, qui attend comme ses collègues de voir ce qui sera annoncé, fort probablement dès jeudi.