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Un vaccin contre le coronavirus serait bientôt testé au Québec

Un vaccin contre le coronavirus serait bientôt testé au Québec
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Un potentiel vaccin pour le nouveau coronavirus, maintenant nommé COVID-19, pourrait bientôt être testé sur des animaux au Québec, a rapporté Le Devoir mercredi. Le Dr Raymond Tellier, un spécialiste en microbiologie, a toutefois affirmé à QUB radio que «c’est un processus qui prend du temps».

«Le problème qu’on a, quand on veut faire un vaccin contre un nouveau virus, c’est qu’on a un certain nombre de recettes qui peuvent aboutir à des vaccins. On ne sait jamais, quand on prend un nouveau problème, un nouveau virus, quelle recette va donner des résultats, ou même s’il y a une recette qui va donner des résultats», a mentionné M. Tellier à l’émission «Les Effrontées» à QUB radio, mercredi.

ÉCOUTEZ l’entrevue du Dr Raymond Tellier, sur QUB radio: 

Invité par l’animatrice Geneviève Pettersen afin de parler de l’article publié dans Le Devoir mercredi concernant le vaccinologue Gary Kobinger, de l’Université Laval, qui a déjà conçu un vaccin contre le coronavirus , le microbiologiste du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a expliqué qu’il faut tout d’abord «pouvoir démontrer que c’est efficace». Ce vaccin concocté par M. Kobinger doit bien sûr être testé sur des animaux avant d’être administré à l’humain.

«Un vaccin expérimental qui rendrait les gens malades, ce n’est pas quelque chose que l’on veut. Il faut aussi démontrer que ça aurait une efficacité dans la population humaine et il faut passer par toutes les étapes de certification afin d’obtenir les licences de commercialisation. Alors, c’est un très long processus», a ajouté le Dr Tellier.

En entrevue avec Le Devoir, le M. Kobinger – connu pour avoir développé dans vaccins prometteurs contre les virus Ebola et Zika – a expliqué avoir déjà développé un vaccin, mais qu'il aura besoin de deux mois pour préparer les protocoles de test. À ce délai s'ajoute la préparation des vaccins. Dans le cas du Zika, son équipe avait attend l'étape de l'étude clinique en sept mois.

«Il est inéluctable que ça va prendre plusieurs mois, et probablement au moins un an, avant qu’on ait un vaccin, un prototype de vaccin, qui soit raisonnable», a renchéri le Dr Tellier.

Mardi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a parlé d’une «chance réaliste de stopper» la propagation dans le monde du COVID-19 apparu en décembre à Wuhan, en Chine.

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