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Vers un autre plan quinquennal...

Vers un autre plan quinquennal...
Photo Agence QMI, Martin Chevalier

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BOSTON | Au moins, ça clarifie les choses, cette absence prolongée de Shea Weber.  

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L’aiguille de la course aux séries que vous voyez dans le haut de ces pages restera dans le rouge. Aucun miracle « à la St. Louis » à l’horizon. 

 Pas que Weber y aurait changé grand-chose dans le fond, mais à 11 jours de la date limite des échanges, Marc Bergevin peut planter sa pancarte « à vendre » pour de bon.  

 On vous l’avait dit avant même le début de la saison, et ça se confirme : ce club manque de munitions et ratera les séries pour une troisième saison consécutive, pour la quatrième fois en cinq ans.  

 Et on se dirige vers un autre plan quinquennal... misère ! 

 Le Canadien nous dira que les blessures auront bousillé ses chances. Mais les meilleures équipes trouvent toujours le moyen de se tirer du pétrin grâce à leur relève. Le Tricolore n’a pas ce luxe et paie cher pour les erreurs de recrutement de Trevor Timmins depuis 10 ans.  

Le flair des Bruins 

 Bergevin a colmaté les brèches ici et là au fil des ans avec de bonnes petites acquisitions (Phillip Danault, Jeff Petry, Nick Suzuki, Tomas Tatar, Ilya Kovalchuk, Max Domi), mais les fondations sont trop chambranlantes. 

 Au contraire du Canadien, les Bruins ont trouvé des perles au repêchage depuis 10 ans. Comme ce David Pastrnak, encore étincelant mercredi, choisi au 25e rang en 2014. Juste après au 26e rang, le Canadien choisissait un certain Nikita Scherbak... 

 Pastrnak a huit buts contre le Canadien en quatre matchs cette saison. HUIT ! Et déjà 41 au total. 

Pourquoi, à Montréal, n’a-t-on jamais ce flair pour repérer de futures vedettes ? Qu’attend-on pour faire un grand ménage dans le système de recrutement de l’organisation ? En attendant, Claude Julien voit cette autre saison lui échapper. 

« Leurs meilleurs joueurs ont été leurs meilleurs, c’est ce qui a fait la différence, a-t-il analysé. De notre côté, ce n’est pas le manque d’effort qui est en cause, mais il en faut un petit peu plus pour gagner des matchs. » 

L’humeur dans le vestiaire était maussade. 

L’espoir d’une participation aux séries était bien mince. Il vient de s’évaporer.