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LHJMQ: pas prêts à renoncer aux combats

Des joueurs craignent que l’abolition des bagarres ne fasse augmenter les coups salauds

Remparts
Photo d’archives, Annie T. Roussel Liam Peyton, des Islanders de Charlottetown, et Thomas Caron, des Remparts de Québec, s’étaient mesurés dans un combat pour hommes sur la patinoire du Centre Vidéotron le 24 novembre dernier.

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La LHJMQ tiendra un vote historique la semaine prochaine concernant l’abolition des bagarres sur ses patinoires. Les joueurs, qui sont les principaux concernés, ne sont pas tout à fait prêts à renoncer à leur droit de jeter les gants.  

Si le règlement est entériné par les deux tiers des membres représentant les propriétaires à la réunion, la LHJMQ deviendrait la première des trois ligues régionales sous l’égide de la Ligue canadienne à expulser automatiquement deux joueurs qui en viennent aux coups. Cette orientation ferait quasiment l’unanimité chez les 18 propriétaires. Le collègue Mikaël Lalancette, de TVA Sports, avait obtenu l’exclusivité en décembre dernier.    

L’échantillon est mince, mais les quatre joueurs interrogés par Le Journal estiment que les combats ont encore leur place et que de les éliminer complètement pourrait augmenter le nombre de coups dangereux en dépit de l’absence de représailles potentielles. 

Ces quatre patineurs évoluant dans le circuit Courteau depuis quelques saisons s’entendent également sur un point : les mesures adoptées au cours des dernières années pour dissuader les joueurs de valser ont eu des effets positifs, comme en témoignent les chiffres avancés par la LHJMQ. De 0,9 combat par partie en 2007-2008, la moyenne se situe cette saison à 0,26. 

« Ce n’est pas moi qui vais décider et plusieurs règles ont été mises en place pour protéger les joueurs. Il y a moins de bagarres qu’auparavant, mais dans le feu de l’action ou après une mise en échec douteuse, je ne me vois pas être contre ça. En fin de compte, ce n’est pas nous qui prenons la décision et on va respecter ce qui va arriver », a soutenu l’attaquant vedette des Wildcats de Moncton, Jakob Pelletier. 

Des pour et des contre 

Joueur le plus réprimandé par les officiels depuis le début de la campagne avec 104 minutes de pénalité, Thomas Caron croit que la disparition des bagarres pourrait modifier le style de jeu pratiqué à travers la ligue.    

« Ç’a des pour et des contre. Les pour, c’est par rapport aux blessures qui touchent à la tête. Les contre, au niveau du jeu, ça va peut-être changer un peu [...] Moi, je suis contre, il faut que ça fasse partie du hockey. Il faut que personne ne cherche ça, mais il faut que ça fasse partie du jeu, sinon, ça va juste dénaturer le hockey. 

« Si personne n’est là pour régler les problèmes, il y aura de petits coups salauds, car personne ne va pouvoir [se battre]. Les propriétaires vont faire ce qu’ils ont à faire, ce sont eux qui décident, mais j’espère qu’ils vont prendre la bonne décision », a indiqué l’attaquant des Remparts de Québec. 

Même son de cloche pour le vétéran défenseur de l’Océanic de Rimouski, Anthony D’Amours. 

« Je pense qu’il y a encore un peu de place pour ça, pour remettre un gars à sa place après un mauvais coup. Mais je fais confiance aux autorités de la Ligue pour statuer. Nous sommes conscients qu’il n’y a presque plus de bagarres », a commenté celui qui a récemment laissé tomber les gants contre Matt Gould, des Sea Dogs de Saint John. 

Même intensité 

Édouard St-Laurent, qui en est à sa quatrième équipe avec les Foreurs de Val-d’Or, préfère voir les aspects positifs d’une future politique de la sorte. 

« Ce serait différent, mais les gens vont s’habituer. Pour moi, il n’y a pas une solution meilleure qu’une autre. C’est déjà bien qu’il y ait moins de bagarres. Cela dit, ça permet parfois d’aller chercher de l’intensité et du momentum, mais si la ligue décide ça, il y aura du positif et ça ne changera pas le niveau d’intensité », a plaidé le patineur de 19 ans. Un sujet qui n’a pas fini de faire jaser. 


► La refonte du calendrier, qui pourrait passer de 68 à 64 parties, sera aussi débattue à l’assemblée des membres. 

La patience de Cowan récompensée 

L’ancien hockeyeur de la LNH Jeff Cowan apprivoise le rôle d’entraîneur-chef à la barre des Sea Dogs.
Photo d’archives, Pascal Huot
L’ancien hockeyeur de la LNH Jeff Cowan apprivoise le rôle d’entraîneur-chef à la barre des Sea Dogs.

La patience de Jeff Cowan a été récompensée avec les Sea Dogs de Saint John. 

Après six saisons complètes à occuper les fonctions d’instructeur adjoint avec la formation du Nouveau-Brunswick, l’ancien hockeyeur de la LNH a succédé à Josh Dixon au début décembre, un nouveau défi qu’il était impatient de relever. Pour l’heure, Cowan occupe le rôle de manière intérimaire. 

« J’ai été entraîneur adjoint pendant longtemps avec cette équipe et je suis le type de gars qui attend la bonne occasion. J’aime prendre mon temps, mais oui, c’était l’occasion idéale pour obtenir une promotion et pour voir ce que je peux accomplir avec cette équipe », racontait Cowan lors de son récent passage à Québec. 

Même s’il apprécie la marque de confiance du directeur général Trevor Georgie, l’Ontarien d’origine, qui a disputé 434 rencontres avec les Flames, les Canucks, les Thrashers et les Kings, avait une pensée pour son prédécesseur. 

« J’ai été un peu surpris. Josh a fait beaucoup pour l’équipe. Il aimait ses joueurs et il travaillait extrêmement fort pour les aider. Ça m’a fait quelque chose de le voir partir et ça m’a demandé un peu d’ajustement lorsque j’ai pris la relève. 

« Je crois que Josh a inculqué une très bonne culture aux joueurs. Il les préparait vraiment difficilement. Je ne m’y attendais pas vraiment quand Trevor m’a appelé, mais j’ai tout de suite accepté sa proposition », a expliqué Cowan. 

Séries éliminatoires 

Depuis son arrivée en poste, les Sea Dogs ont maintenu une statistique plus que respectable de ,542, avec 13 victoires en 24 rencontres.  

À moins d’un revirement majeur, l’équipe se retrouvera en bonne position pour participer aux séries d’après-saison pour la première fois depuis la conquête de la coupe du Président, en 2017.  

Dans le calepin... 

On oublie parfois l’importance de la famille dans la vie d’un hockeyeur qui gravit les échelons. Après avoir été victime d’une commotion cérébrale qui l’a empêché de participer au camp de sélection d’Équipe Canada junior, à la mi-décembre, Jakob Pelletier a eu besoin de se ressourcer auprès des siens, à Québec. « Ç’a été tough au début, mais c’est la vie. Le fait d’être chez nous, avec ma famille, ç’a aidé un peu plus. Les séries s’en viennent à grands pas et il faut commencer à se concentrer sur ça », avouait le choix de première ronde des Flames de Calgary, la semaine passée. 

Les Olympiques de Gatineau devront attendre quelques mois supplémentaires avant de s’installer dans leur nouvel amphithéâtre. En raison de retards dans la livraison du complexe sportif présentement en construction, la formation de l’Outaouais devra jouer une autre saison complète en 2020-2021 au vétuste Centre Robert-Guertin en raison de son ouverture repoussée à mars 2021. Le nouvel édifice devait initialement être terminé pour novembre 2020. Partisans des Olympiques, ne désespérez pas ! 

Foi du Russe Egor Sokolov, l’attaquant des Eagles du Cap-Breton n’a pas regardé en boucle la séquence en fin de match de la finale du Championnat du monde junior opposant son pays au Canada. Déjà en infériorité numérique alors qu’ils menaient 4 à 3, les Canadiens avaient évité de se défendre à seulement trois joueurs, même si la rondelle avait été déblayée dans les gradins. Le disque avait préalablement touché la caméra installée sur la baie vitrée. « Je ne suis pas trop un gars sur les réseaux sociaux. Ce qui est arrivé est arrivé et je crois que ça faisait partie des règles », a-t-il répondu. 

Le Drakkar a fait des heureux parmi son personnel, jeudi, en prolongeant le contrat de l’instructeur adjoint Jean-François Grégoire jusqu’à la fin de la saison 2021-2022 et celui de l’entraîneur des gardiens et responsable du vidéo jusqu’en 2022. Baie-Comeau disputera trois matchs en autant de jours sur la route à partir de ce soir. 

Le face à face 

Yaroslav  

Remparts
Photo courtoisie

LikhachevArmada | Ailier gauche  

  • Buts 27  
  • Aides 23 
  •  Points 55 
  •  Différentiel +15 
  •  Parties jouées 49  

Cédric 

Remparts
Photo courtoisie

ParéOcéanic | Centre  

  • Buts 34  
  • Aides 44 
  • Points 78 
  • Différentiel +34 
  • Parties jouées 54  

5: La recrue de l’Océanic, Zachary Bolduc, est en voie de devenir le cinquième Québécois de 16 ans depuis l’an 2000 à atteindre le plateau des 30 buts. Il en compte 27 en 45 matchs. 

46: Egor Sokolov est devenu le premier joueur à marquer 40 buts cette saison quand les Eagles ont battu les Foreurs 4-2, mardi soir. 

37: Le prochain but d’Alex-Olivier Voyer chez le Phoenix de Sherbrooke égalera la marque d’équipe partagée par Tim Wieser et Guillaume Gauthier.