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République dominicaine: le «tourisme de la honte» à J.E.

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MONTRÉAL – Des images de soleil et de plages paradisiaques nous viennent généralement en tête quand on pense à la République dominicaine. Plus de 300 000 Québécois s’y rendent d’ailleurs annuellement pour faire le plein de vitamine D. Mais certaines destinations du pays sont tristement reconnues comme étant des capitales de la prostitution.  

C’est le cas de la ville de Sosua, où de très jeunes prostituées, et même des enfants, sont au cœur d’un commerce dégradant que l’équipe de J.E. a décortiqué.   

  

PHOTO COURTOISIE/TVA

En entrevue, le journaliste Denis Therriault pèse ses mots. D’abord parce que le dossier est extrêmement délicat. Puis parce que les faits révélés par l’équipe de J.E. dans son reportage sur le «tourisme de la honte» sont troublants. Serons-nous très choqués par ce que l'on va nous montrer? Oui, tranche catégoriquement M. Therriault, sans la moindre hésitation.    

  • ÉCOUTEZ le journaliste Denis Therriault à Franchement dit, à QUB radio:  

 

«Choqués par ce qu’on va voir et entendre», dit-il, avant d'expliquer la démarche de J.E.   

«On est allés à Sosua, qui est une destination touristique sexuelle reconnue. On trace le portrait du phénomène Sosua, que certains appellent un “bordel à ciel ouvert”. C’est la démonstration de ce qui se passe là-bas et des efforts qui sont déployés par les autorités; on sera capables de démontrer jusqu’à quel point ça donne du résultat. Il y a des choses qui ont été faites dernièrement, mais jusqu’à quel point c’est efficace? Que tentent de faire les autorités par rapport à ça?»   

«On est aussi, et surtout, sur la trace de Québécois qui se rendent sur place... et qui ont des secrets de voyage, continue Denis Therriault. C’est sûr qu’il y a des hommes d’un peu partout qui y vont pour ça expressément. Il y a les prostituées qui sont majeures, et il y a les autres, aussi... Jusqu’à quel point est-ce un fléau, là-bas? Il faut y aller pour être capable de le comprendre, le voir et l’expliquer.»   

  

PHOTO COURTOISIE/TVA

Ce qui est caché  

Denis Therriault y va d’une mise en garde: ce qui se passe à Sosua n’est pas représentatif du climat social de toute la République dominicaine.   

«Là, c’est très particulier, précise le reporter. Au moment où on se parle, c’est loin d’être une destination familiale. Sosua est un cas d’espèce. Il y a ce qui se passe au grand jour et il y a ce qui est caché. Vraiment caché. Ce qu’on ne voit pas nécessairement au premier coup d’œil est encore plus préoccupant, et on l’aborde de front dans l’émission. Dans les deux cas, on fait une insertion dans les deux milieux, de différentes manières. On veut montrer toutes les facettes de cette destination sexuelle, qui va basculer rapidement dans la destination de la honte, à certains égards, compte tenu des comportements des gens qui vont là.»   

  

PHOTO COURTOISIE/TVA

Denis Therriault a passé quatre jours en République dominicaine à la fin janvier, pour les besoins de l’enquête sur le «tourisme de la honte». Certaines parties du reportage ont également été enregistrées au Québec. Des segments «qui vont surprendre les gens», prédit Denis Therriault.   

L’émission «Tourisme de la honte» de J.E. sera diffusée le jeudi 13 février à 21h, à TVA.