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J.E | Tourisme de la honte: un Québécois dans la mire de la SQ en République dominicaine

J.E | Tourisme de la honte: un Québécois dans la mire de la SQ en République dominicaine
PHOTO COURTOISIE TVA

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J.E a retracé, à Sosua, un Québécois qui aurait une attirance pour les jeunes filles et qui fait l’objet d’une enquête de la Sûreté du Québec. Des sources ont dit à J.E à quel hôtel il logeait.   

Un membre de l’équipe lui a donné rendez-vous en disant l’avoir déjà rencontré lors d’un voyage précédent. C’est ainsi que, lors d’une discussion sur la plage, ce Québécois, que nous appellerons Jean-Paul, nous a confié avoir eu une relation avec une écolière du secondaire.      

«Le matin, j’allais avec elle. J’allais au petit hôtel là. Pis l’après-midi, je l’amenais à l’école», a raconté cet homme. Le petit hôtel est un établissement près de la plage qui loue des chambres à 20 dollars pour les touristes qui ne peuvent amener des prostituées et des jeunes filles dans les complexes tout inclus.    

Tourisme de la honte   

La République dominicaine est une destination touristique très prisée qui attire plus de 6 millions de visiteurs, dont 300 000 Québécois chaque année. Les touristes s’y rendent pour le soleil, les plages et les excursions dans des sites paradisiaques.     

Mais il y a aussi, dans ce pays des Caraïbes, une destination sexuelle reconnue pour ses nombreuses prostituées qui sollicitent les touristes dans les rues, à toute heure de la journée.      

 C’est ce qui se passe dans la petite ville de Sosua, où une équipe de l’émission J.E s’est rendue à la mi-janvier.        

Tourisme sexuel   

Sur place, nous avons d’abord constaté que malgré les efforts déployés par les autorités, la prostitution est toujours bien présente dans la zone touristique de cette ville située sur la côte nord de l’île.      

Nous avons été sollicités à multiples reprises par des jeunes femmes, qui viennent de partout sur l’île, et qui font régulièrement jusqu’à dix heures de route pour venir gagner leur vie à Sosua.     

 Alors que nous discutions au coin d’une rue achalandée avec une jeune femme qui dit venir fréquemment d’Haïti pour subvenir aux besoins de son garçon de 4 ans, des policiers sont arrivés en trombe près de nous.     

«Restez avec moi, restez avec moi», nous a demandé la jeune prostituée haïtienne. C’est que la police n’arrête que les filles qui ne sont pas accompagnées, nous a-t-elle expliqué.      

«Ici, les filles ne peuvent pas marcher seules. Ici, c’est pour les touristes», ajoute l’Haïtienne. Quelques minutes plus tard, les policiers procédaient à l’arrestation de deux prostituées qui venaient tout juste de nous solliciter.     

 «Sosua, c’est un bordel», nous a confié un Québécois qui passe ses hivers à Sosua depuis une dizaine d’années.      

«La police essaye de faire quelque chose, mettre ça droite un peu. Mais ce n’est pas évident. T’sais le monde ne travaille pas ici. Ils viennent chercher de l’argent facile. C’est facile pour une Haïtienne ou une Dominicaine de faire jusqu’à 5000 pesos (125 dollars canadiens)», explique le Québécois.     

L’imputabilité   

Lorsque nous sommes allés à la rencontre de Jean-Paul, à son retour au Québec, il a refusé de nous accorder une entrevue.     

Pour l’heure, la Sûreté du Québec entreprend son enquête sur les actes qu’il aurait commis à Sosua. Si les policiers accumulent suffisamment de preuves, des accusations pourraient être portées ici même, au Canada.     

Si un Canadien commet des crimes de nature sexuelle sur des enfants de moins de 16 ans à l’extérieur du pays, il peut être accusé ici au Canada, une mesure d’exception prévue au Code criminel.  

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