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Blocage des voies ferrées: «personne ne devrait pouvoir prendre l'économie en otage», estime Michel Leblanc, président de la CCMM

Michel Leblanc, grand patron de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Michel Leblanc, grand patron de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

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Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Michel Leblanc, croit qu'il «faut forcer une solution» pour que cesse rapidement le blocage de voies ferrées à travers le pays.  

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«Ce sont toutes les chaînes de toutes nos entreprises qui vont être déréglées à cause de cet arrêt majeur», a-t-il précisé vendredi matin en entrevue avec Jonathan Trudeau, à QUB radio.  

M. Leblanc a soutenu que la fenêtre de résolution était très courte, de l'ordre de quelques heures. «On ne peut pas attendre une semaine pour régler ce conflit, sinon les conséquences seront extrêmement graves pour l'économie de Montréal, et du Canada tout entier», a-t-il martelé en laissant entendre qu'une loi spéciale devrait être envisagée.    

  • Écoutez Michel Leblanc, le président de la CCMM à Franchement dit, à QUB radio:   

  

Montréal, pôle logistique  

Quelque 4600 wagons sont actuellement bloqués par des manifestants autochtones qui appuient les chefs héréditaires de la Première Nation Wet’suwet’en, en Colombie-Britannique. Ces derniers s'opposent à la construction du gazoduc Coastal Gaslink dans le nord de cette province.  

«C'est extrêmement sérieux, on n'est pas dans du folklore, on est dans des impacts économiques démesurés», a affirmé avec force le grand patron de la CCMM.  

Il a souligné que le rail était un élément fondamental de l'économie de Montréal et du Canada. «On est dans la détérioration rapide des chaînes d'approvisionnement pour toute l'Amérique du Nord.»  

«Notre chaîne d'approvisionnement [...] repose sur du rail très fluide. Chaque heure que ça va durer va créer des complications [...] et tout ça parce qu'à l'autre bout du monde, y'a un groupe qui a une dissension sur un projet, et moi je dis: c'est démesuré, ça n'a aucun rapport entre ce qui est la cause à l'autre bout du pays et l'impact économique sur la région ici», a déploré le patron de la CCMM.  

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