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Downhill: nouvelle version pâlotte

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Will Ferrell et Julia Louis-Dreyfus ont beau essayer, Downhill ne lève pas. 

Les Américains ont l’étrange manie de refaire des films qui n’ont nul besoin de passer au tordeur hollywoodien (on pense à l’excellent Pour elle, notamment). C’est le cas de Downhill, littéralement «la descente» d’une colline ou d’une montagne, qui ne parvient pas à susciter l’intérêt. 

Billie (Julia Louis-Dreyfus) et Pete (Will Ferrell) passent quelques jours à faire du ski dans les Alpes avec leurs deux fils (Julian Grey et Ammon Jacob Ford). Les premiers jours se déroulent bien, l’entente règne à peu près. Car les fissures au sein du couple sont larvées, mais apparentes. 

Soudain, alors que la famille mange sur la terrasse de son hôtel, une avalanche contrôlée, déclenchée par la station afin de garantir la sécurité des skieurs, donne l’impression qu’elle va tout engloutir sur son passage. Face au danger apparent, Pete se lève et s’enfuit, laissant Billie et les enfants seuls à la table. Lorsqu’il revient, les siens sont sous le choc, non seulement d’avoir pensé mourir, mais de constater que Pete n’a pas pensé une seule seconde à eux. 

L’original, le Force majeure suédois sorti en 2014, avait été salué par la critique avant de devenir le choix de ce pays pour le représenter aux Oscars. Downhill n’est pas du même calibre. La faute en revient-elle à Will Ferrell? L’acteur et humoriste peine à trouver le dosage entre un personnage sans cesse incarné – l’adulescent un peu bêta dont on se demande comment il parvient à assumer la moindre responsabilité – et le mordant exigé par le rôle de Pete. Julia Louis-Dreyfus, elle, joue sur ce mélange d’humour grinçant et de drame remarqué par les téléspectateurs de la chaîne HBO dans la série Veep. Elle s’en tire donc beaucoup plus honorablement que son collègue. 

Malgré quelques rebondissements sympathiques – dont le personnage incarné par Miranda Otto –, ce Downhill de 86 minutes s’avère ennuyant et n’apporte absolument rien, pas même le plaisir d’être résolument anti Saint-Valentin. 

Note: 2 sur 5