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La Saint-Valentin n’est pas seulement la responsabilité des hommes

Man and woman in romantic relationship.
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On va mettre tout de suite quelque chose au clair. Je ne suis pas fan de la Saint-Valentin. Je trouve que c’est une fête commerciale où on se met beaucoup trop de pression et que ça n’amène pas grand-chose sauf des déceptions.  

Mais il y a une affaire qui me tombe encore plus sur le gros nerf que la fête en question. C’est toutes les filles qui font un genre de compétition pour savoir le chum de laquelle est le plus fin et aura organisé la soirée la plus romantique. Je n’ai rien contre les soirées à deux ou les déclarations d’amour enflammées dans des lieux originaux, sauf que je décroche un peu de cet impératif qu’on impose année après année aux hommes de nos vies.  

Je sais, il y a des filles qui organisent de formidables Saint-Valentin à leur tendre moitié. Sauf qu’avouez que la fête repose la majorité du temps sur les épaules des hommes. On a des attentes, mesdames: être invitée au restaurant, recevoir des fleurs au bureau, se faire masser à la grandeur du corps dans une pièce éclairée aux chandelles. Bon, vous allez me dire que c’est bien la seule sphère sociale où la pression est davantage mise sur nos congénères masculins. C’est vrai, mais c’est tout de même injuste.   

Je fais un petit aparté, mais il y a aussi toute cette pression d’avoir une relation sexuelle satisfaisante ce soir-là. C’est parce que monsieur n’a pas organisé tout ça pour NE PAS avoir son nanane. Je ne sais pas pour vous, mais, moi, juste de sentir qu’il y a une certaine forme d’obligation de copuler pis d'aimer ça, je débande un peu. Je ne trouve pas que la magie, la sensualité et l’érotisme, ça se planifie tant que ça. Et le fait de devoir coucher avec un gars vu qu’il a payé le souper au restaurant me laisse pas mal de glace.  

Revenons à la programmation régulière. La Saint-Valentin n’est pas seulement la responsabilité des hommes et je crois sincèrement qu’on devrait annoncer clairement nos couleurs par rapport à cette fête afin de pratiquer une bonne gestion des attentes. Comme ça, personne ne risque d’être déçu et la soirée au St-Hubert ne finira pas en procès de la fois où il a fait ceci ou n’a pas fait cela.  

Moi, je dis que la Saint-Valentin devrait être une responsabilité partagée. Allez, les filles, on se force un peu.