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Petry et Tatar ne s’en vont nulle part

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Photo d'archives, AFP Tomas Tatar et Jeff Petry sont deux pièces maitresses dans l’échiquier du Canadien en vue de la prochaine saison.

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On sait déjà que Marc Bergevin n’a pas l’intention d’échanger Carey Price et Shea Weber tant qu’il occupera le fauteuil de directeur général du Canadien. On peut maintenant ajouter deux joueurs dans cette catégorie. Jeff Petry et Tomas Tatar seront encore avec le Tricolore après la date limite des transactions, dans neuf jours.  

La décision est prise depuis un bon moment. Dans le cas de Petry, la perte de Shea Weber n’a fait que consolider la position du personnel des opérations hockey.    

En ce qui a trait à Tatar, on voit mal Bergevin se départir de l’ailier gauche de son seul trio fonctionnel.    

Enfin, les deux joueurs correspondent à l’image que Bergevin ou tout autre directeur général recherche. Ils ont la bonne attitude et ils se plaisent à Montréal.    

C’est de l’or en barre pour une organisation qui a de la difficulté à attirer des gros noms en ville.    

Encore un an pour manœuvrer  

Ça ne veut pas dire non plus que Petry et Tatar sont destinés à terminer leur carrière avec le Canadien. Comme tout joueur, ils n’échapperont pas au mouvement de personnel perpétuel qui existe dans le sport professionnel.    

Mais le Tricolore n’en est pas encore là avec eux. Les deux ont une saison à écouler à leur contrat.     

Beaucoup d’eau coulera sous les ponts d’ici là.    

On peut dire la même chose au sujet de Price. Qui sait si ce n’est pas lui qui demandera à partir ?     

Pas maintenant, mais peut-être à la fin de la saison ou après la suivante. Son rêve de remporter la coupe Stanley à Montréal n’est pas près de se réaliser.    

Domi pourrait partir  

Par contre, s’il est un joueur susceptible d’être échangé d’ici le 24 février, c’est Max Domi. On le dit d’ailleurs au centre d’une rumeur d’échange avec le Wild du Minnesota.    

Ce n’est un secret pour personne que la brigade défensive du Canadien a un urgent besoin de renfort. Bergevin aurait Jonas Bodin ou Matt Dumba dans sa ligne de mire.    

Domi n’est que l’ombre du joueur que l’on a vu à sa première saison avec le Tricolore. Ils sont plusieurs – et je suis parmi ceux-là – qui soupçonnent Domi de bouder parce que la direction ne lui aurait pas offert de prolonger son contrat l’été dernier.    

La chose à faire  

Une sage décision de Bergevin si vous voulez mon avis. Domi a bien fait la saison dernière, certes, mais il avait déçu auparavant avec les Coyotes de l’Arizona.    

Logiquement, il fallait voir dans un premier temps s’il continuerait sur sa lancée cette saison. On a la réponse. Il déçoit.     

Domi se retrouve maintenant troisième centre derrière Phillip Danault et Nick Suzuki qui totalisait le même nombre de points que lui avant le match d’hier soir à Pittsburgh.    

Pour dire vrai, il joue mal. Il est invisible sur la glace. Il semble désintéressé. Il ne s’implique pas. Il est tout le contraire du joueur qui avait gagné la ferveur des amateurs l’an dernier.    

Alex Galchenyuk et lui traversaient des moments difficiles quand ils ont été échangés l’un contre l’autre. C’est le cas généralement lors de transactions. Les équipes ne laissent pas partir des joueurs qui performent bien et qui jouent en équipe.    

Deux personnalités  

Je connais peu Domi. Il avait été d’une grande courtoisie quand je l’avais interviewé en rapport avec son diabète l’an dernier. Or, les journalistes qui suivent quotidiennement les activités du Canadien le disent pas très gentil.    

Selon ce que me disent mes confrères de divers médias, le type souriant que l’on voit dans des émissions de variétés et le joueur qui se présente devant les médias dans le vestiaire sont des êtres très différents.     

Je ne doute pas de leurs paroles. J’ai vu des joueurs de toutes les sortes en près de 40 ans de couverture sur le hockey. Les joueurs d’aujourd’hui sont moins cordiaux que ceux des années 1980 et 1990 et de ceux des époques précédentes que je connais.    

Sans dire que des liens amicaux nous unissaient, on était capables d’avoir des conversations intéressantes et agréables. Patrick Roy, Guy Carbonneau, Stéphane Richer, Bobby Smith, Rick Green et plusieurs autres n’avaient pas la langue de bois.     

Et que dire de Guy Lafleur, Guy Lapointe, Steve Shutt, Réjean Houle ou Mario Tremblay ? Ils se comportaient comme des êtres humains, pas comme des robots.    

C’était le bon temps !