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Tournoi international pee-wee: Mike Bossy attire encore les foules

L’ancien marqueur prolifique de la LNH a rencontré les gens de Québec et s’est rappelé de bons souvenirs

Mike Bossy
Photos tirée de Facebook, pee-wee Québec Mike Bossy a accepté avec plaisir de signer des autographes aux nombreux partisans venus le rencontrer au Centre Vidéotron.

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Mike Bossy venait tout juste de terminer son entrevue avec les médias de Québec quand deux amateurs se sont introduits dans la conversation, dans le but de piquer un brin de jasette avec l’ancienne gloire des Islanders de New York. Leurs noms : Owen Nolan et Evgeni Nabokov.  

Les deux anciens joueurs vedettes de la LNH s’apprêtaient à diriger le match des Sharks junior de San Jose, pour qui leurs deux fils évoluent, mais tenaient à prendre quelques minutes pour saluer celui qui a réussi neuf saisons de 50 buts d’affilée dans la LNH et se faire prendre en photo avec lui.    

«C’était un excellent franc-tireur et je respecte beaucoup ceux qui ont joué avant moi. J’aimais beaucoup marquer des buts moi-même durant ma carrière, mais je n’étais pas au niveau de Mike Bossy», a expliqué Nolan. L’ancien du Canadien et maintenant animateur à TVA Sports Dave Morissette et lui étaient les invités spéciaux du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, dimanche.   

Ils ont signé des autographes pendant deux heures au Centre Vidéotron.   

SOUVENIRS D’ENFANCE  

Même si le tournoi, auquel il a participé en 1969 avec le C.J.M.S de Montréal, a beaucoup changé depuis qu’il y a joué, sa présence à Québec, dimanche, a permis à Bossy de replonger dans ses souvenirs d’enfance.   

Ceux du tournoi en tant que tel, il le reconnaît, sont plutôt flous. Il se souvient tout de même d’avoir été éliminé par une formation de Winnipeg et des larmes qui coulaient sur son visage après le revers. Mais, ce qu’il n’a pas oublié, c’est l’état d’esprit dans lequel il était à l’âge de 11 ou 12 ans.   

«Je regardais les jeunes tantôt et ça m’a rappelé ma jeunesse. À cet âge, tu n’as pas de soucis, tu t’en vas jouer au hockey et tu veux juste avoir du plaisir. Quand j’étais jeune, qu’il fasse froid, qu’on joue dehors ou à l’intérieur, ça n’avait pas d’importance. On ne voulait que s’amuser.»   

UN FAIT D’ARMES À QUÉBEC  

Québec est aussi un endroit spécial pour Bossy parce que c’est au Colisée, le 24 janvier 1981, qu’il est devenu le deuxième joueur de l’histoire, après Maurice Richard, à inscrire 50 buts en 50 parties.    

Bossy s’était présenté dans la Vieille Capitale avec un dossier de 48 buts en 49 matchs et il devait en inscrire deux, ce soir-là, pour marquer l’histoire. Tout indiquait qu’il ne réussirait pas l’exploit mais, après avoir inscrit son 49e avec environ cinq minutes à faire au match, il avait accepté la passe de Bryan Trottier pour marquer son 50e avec 1 min 29 s à faire à la rencontre. Un but inscrit face au gardien Ron Grahame.   

«Je me souviens qu’à un certain point, je me disais que je marquerais mon 50e but dans un filet désert et je savais que ce serait critiqué. J’étais donc bien content de marquer alors qu’il y avait encore un gardien!» mentionne le membre du Temple de la renommée du hockey.   

Nabokov tenait à venir à Québec  

Evgeni Nabokov a accompagné son fils à Québec, qui évolue pour les Sharks junior de San Jose. L’équipe américaine s’est inclinée face aux petits Nordiques dimanche après-midi.
Photo Didier Debusschere
Evgeni Nabokov a accompagné son fils à Québec, qui évolue pour les Sharks junior de San Jose. L’équipe américaine s’est inclinée face aux petits Nordiques dimanche après-midi.

Même s’il vient d’accepter le poste d’entraîneur des gardiens des Sharks de San Jose, il était impensable pour Evgeni Nabokov de rater le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.   

L’ancien cerbère des Sharks a remplacé Johan Hedberg, au début du mois de décembre, lors de l’importante refonte du personnel d’entraîneurs à San Jose, qui a notamment vu Peter DeBoer être congédié au profit de Bob Boughner.   

Nabokov a alors rapidement fait mention de son désir de voyager à Québec avec les Sharks junior de San Jose, avec qui il travaille depuis trois ans et pour qui joue son fils Andrei.   

«Je suis chanceux de travailler pour cette organisation qui est l’une des meilleures dans la LNH. Ils m’ont laissé venir ici parce qu’ils savent à quel point c’est important, pour moi, d’être ici avec mes enfants. Ils comprenaient la situation», mentionne celui qui se sépare les tâches chez les petits Sharks avec deux autres anciens de la LNH, Owen Nolan et Curtis Brown.   

D’ailleurs, le fils de Nabokov n’a pas emprunté le même chemin que son père. Il a décidé d’être attaquant et on doit dire qu’il s’en sort plutôt bien. Dans la défaite des Sharks junior face aux petits Nordiques, dimanche après-midi, il a été le joueur le plus menaçant de l’équipe californienne en terminant avec deux buts.   

L’ancien joueur des Nordiques, Owen Nolan (à droite), tenait lui aussi à se faire photographier en compagnie de l’ancienne vedette des Islanders.
Photo Kevin Dubé
L’ancien joueur des Nordiques, Owen Nolan (à droite), tenait lui aussi à se faire photographier en compagnie de l’ancienne vedette des Islanders.

«Il a essayé d’être gardien de but, mais il trouvait ça ennuyant! Je suis content qu’il n’ait pas pris cette voie. Ç’aurait été difficile parce que j’aurais eu à le diriger et je ne veux pas être trop dur avec eux. Je veux qu’ils progressent selon leur vision du hockey et non la mienne. En jouant à l’avant, c’est Owen (Nolan) qui s’en occupe, pas moi!»   

SOUVENIRS DE 2008  

S’il n’a jamais participé au tournoi pee-wee, Evgeni Nabokov compte tout de même sur de bons souvenirs à Québec. En 2008, il était le gardien des Russes quand ces derniers ont remporté l’or lors du Championnat mondial de hockey présenté au vieux Colisée.   

«Je me souviens que j’étais tellement fatigué. J’étais arrivé ici tout de suite après notre série contre les Stars de Dallas. J’avais dit à Vlad (Tretiak) que j’étais fatigué et blessé à une cheville et que je ne croyais pas pouvoir aider l’équipe. Il m’avait alors répondu qu’il voulait m’avoir ici même à 50 %. Ça avait été une belle expérience, pour moi, parce que je n’avais pas eu beaucoup d’occasions de représenter mon pays au championnat mondial en raison du fait qu’on était souvent en séries avec les Sharks.»    

VICTOIRE DES PETITS NORDIQUES  

Nabokov et les petits Sharks ont subi la défaite, dimanche, face aux petits Nordiques par la marque de 5-4 au Centre Vidéotron.   

«Les joueurs ne les ont pas connus mais nous, oui, a mentionné l’entraîneur des petits Nordiques, Keven Lemelin. C’est impressionnant de voir des anciens pros comme eux donner de leur temps pour les jeunes. En plus, ils sont venus nous parler et ce sont de très bons gars.»   

Les petits Nordiques reprendront l’action jeudi soir, à 19 h 15, contre un adversaire qui reste à déterminer.   

Une ville spéciale pour Coffey  

Paul Coffey reconnaît avoir eu des frissons en arrivant à Québec, et pas à cause des grands froids des derniers jours!   

L’ancien défenseur étoile de la LNH a accompagné la tournée Hockey d’ici de Rogers au cours des deux derniers jours et s’est prêté à plusieurs activités pour y rencontrer les amateurs de hockey de la Vieille Capitale.    

Débarqué pour la première fois à Québec en 1974 dans le cadre du tournoi pee-wee, il a par la suite disputé plusieurs matchs au Colisée contre les Nordiques dans sa carrière.    

«Je me souviens de la passion des gens de la ville de Québec. Vous aimez le hockey ici! Maintenant, de voir cette ville dotée d’un magnifique nouvel aréna me donne des frissons. C’est incroyable», a-t-il mentionné dimanche, quelques minutes avant de rencontrer les amateurs à la place Jean-Béliveau pour une séance d’autographes.   

UNE BELLE EXPÉRIENCE  

Coffey et son équipe avaient subi l’élimination dès leur deuxième match contre Kitchener, se souvient-il.   

«Les arbitres étaient terribles et c’est pour ça qu’on a perdu, lance-t-il à la blague. Farce à part, le Colisée, c’était le plus gros édifice que je n’avais jamais vu à l’époque. De sauter sur la patinoire et de jouer devant 8, 10 ou 14 000 personnes, c’était vraiment une belle expérience.»   

Plus tard, il a eu l’occasion de revivre l’atmosphère du Colisée et de ressentir la même atmosphère que dans ses années pee-wee.   

«Jouer à Québec, c’était comme jouer au Forum de Montréal. Tu savais avant le match qu’il y aurait une ambiance particulière dans l’aréna et qu’il y aurait beaucoup de partisans. Tu te devais de bien jouer!»   

Les matchs à l’horaire  

Dimanche  

Inter B  

Vasas Budapest 3 c. Megève 0    

AA  

Équipe Roumanie 2 c. Pionniers du Nord-Ouest 3 (P)    

AA-Élites  

Sokil de Kiev 2 c. Stars de Syracuse 6    

AAA  

Wings Jr. d’Adirondack 4 c. Wildcats de Whitby 5      

AA-Élites  

Sharks Jr. de San Jose 4 c. Nordiques de Québec 5     

AA-Élites  

Akademija Hiti Slovénie 2 c. Canadiens de Montréal 7    

Inter B  

Brûleurs de Loups de Grenoble 3 c. Ambassadeurs de Chibougameau 4    

AA  

Équipe Québec féminin 0 c. Oilers Jr. de St-Albert 5    

AA  

Bulls de Tampa 5 c. Basques de Sept-Îles 1    

AAA  

Devils du New Jersey 1 c. Sabres Jr. de Buffalo 2    

AA-Élites  

Zietara Polish Eagles 2 c. Blues junior d’Espoo 3    

Lundi  

8 h | AAA  

Team Maryland c. Prospx de Nouvelle-Angleterre    

9 h 15 | AAA  

Islanders de Middlesex c. Red Wings junior de Detroit    

10 h 30 | AAA  

Blues de St-Louis c. Detroit Belle Tire    

11 h 45 | Inter B  

Ice Crocs d’Australie c. Dolphins de Chadwick    

13 h | AAA  

Gamblers Jr. du Wisconsin c. Penguins Elite de Pittsburgh    

14 h 15 | AAA  

Flyers de Philadelphie c. Rangers Jr. de Mid Fairfield    

15 h 30 | AA  

Sénateurs de Laval c. Wildcats de Moncton    

16 h 45 | Inter B  

Frontenac de Québec Nord-Est c. Drakkars de Caen    

18 h | Inter B  

Seigneurs de Lotbinière c. Mariniers de Sorel-Tracy    

19 h 15 | Inter B  

Hawks de Palm Beach c. Regroupement Beauce-Nord Bellachasse    

20 h 30 | AA  

Mousquetaires de St-Hyacinthe c. Avalanche du Colorado