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Bombardier vend sa division ferroviaire à Alstom pour 10,7 G$

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Bombardier a annoncé, lundi, la vente de sa division ferroviaire à la multinationale française Alstom, une transaction dont la valeur atteint 8,2 milliards $ US, soit 10,68 milliards de dollars canadiens.  

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L’entreprise québécoise se concentrera ainsi sur sa division d’avions d’affaires, qui emploie environ 10 000 personnes dans la région de Montréal.    

En soustrayant la dette transférée, Alstom versera environ 6,4 milliards $ US à Bombardier et à la Caisse de dépôt et placement, qui détient 32,5% de Bombardier Transport.    

Bombardier recevra de 4,2 à 4,5 milliards $ US pour ses intérêts de 67,5% dans la division, y compris 550 millions $ US en actions d’Alstom qui pourront être vendues trois mois après la date de clôture de la transaction.    

Pour sa part, la Caisse touchera de 2,1 à 2,3 milliards $ US pour sa participation.    

L’institution prendra cette somme et ajoutera 700 millions d’euros pour acquérir une participation de 18% dans le nouvel Alstom, devant son plus important actionnaire. En tout, l’investissement de la Caisse dans le constructeur français pourrait atteindre 2,78 milliards d’euros, soit 4 milliards $ CA.    

«C'est un investissement dans une société très bien positionnée pour tirer parti de la croissance d'un secteur porteur», a déclaré le PDG de la Caisse, Charles Émond, dans un communiqué.    

  

Siège de Bombardier Transport à Saint-Bruno-de-Montarville.
Siège de Bombardier Transport à Saint-Bruno-de-Montarville.

  

Siège pour les Amériques à Montréal  

Dans le cadre de la transaction, Alstom s’engage à établir son siège pour les Amériques dans la région de Montréal, à créer au Québec un centre de conception et d'ingénierie ainsi que de recherche et développement en hautes technologies, en plus d’accroître les activités des usines de La Pocatière et de Sorel-Tracy.    

   

  • Jacques Létourneau, président de la CSN, était aux Effrontées sur QUB radio:    

  

«Dorénavant, nous concentrerons tout notre capital, toute notre énergie et toutes nos ressources sur l’accélération de la croissance et l’expansion des marges de nos activités liées aux avions d’affaires», a affirmé le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, dans un communiqué.    

Le dirigeant a précisé qu’après la transaction, Bombardier disposera de 6,5 à 7 milliards $ US de liquidités, ce qui permettra à l’entreprise de «s’attaquer» à sa dette de 9,3 milliards $ US.    

«Vendre les activités de transport sur rail nous permettra de remodeler et de redéfinir notre structure du capital», a soutenu M. Bellemare.    

La vente de Bombardier Transport à Alstom devra être approuvée par la Commission européenne, un processus qui s’étalera sur plusieurs mois.