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Tout ce qu'il faut savoir à propos d'Alstom, le géant français qui a acquis la division ferroviaire de Bombardier

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Paris | Le groupe français Alstom, qui a annoncé lundi vouloir racheter les activités ferroviaires de Bombardier pour environ 10,7 milliards $, est depuis novembre 2015 entièrement recentré sur le transport ferroviaire.  

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Le groupe dans sa conception actuelle est né après la cession de la branche énergie à l’américain General Electric (GE), dont il a racheté les activités de signalisation ferroviaire. La Commission européenne a bloqué en février 2019 un projet de fusion avec les activités ferroviaires du groupe allemand Siemens, le laissant seul, mais doté d’un carnet de commandes record et d’une trésorerie excédentaire.     

Avec un chiffre d’affaires d’un peu plus de 8 milliards d’euros (11,47 G$ CAN), Alstom joue à armes égales avec ses principaux concurrents occidentaux, Siemens Mobility et Bombardier Transport, les trois réunis étant bien moins importants que le chinois CRRC.     

Le groupe français est le résultat d’une longue série de rapprochements et de cessions: Alsthom (Als-Thom, pour Alsace-Thomson) est né en 1928 de la fusion de la Société alsacienne de constructions mécaniques et de la compagnie française Thomson-Houston. Son nom a varié au fil du temps, devenant Alsthom Atlantique en 1976 (fusion avec les Chantiers de l’Atlantique), Gec-Alsthom en 1989 (fusion avec GEC Power Systems) et enfin Alstom - sans h - en 1998.     

Il est présidé depuis février 2016 par Henri Poupart-Lafarge.     

Basé à Saint-Ouen dans la banlieue nord de Paris, Alstom emploie quelque 36 300 personnes dans 60 pays, dont environ 9500 en France - avec notamment des usines à Belfort, La Rochelle, Villeurbanne, Valenciennes, Tarbes et Le Creusot.     

Sur un chiffre d’affaires de 8,1 milliards d’euros (11,61 G$ CAN) lors du dernier exercice (2018-19), 43 % provenaient du matériel roulant, 16 % de la signalisation, 19 % des services (comme la maintenance) et 22 % de systèmes de transport.      

L’Europe représente près de la moitié du carnet de commandes, qui atteignait le niveau record de 43 milliards d’euros (61,65 G$ CAN) au 31 décembre 2018.     

Parmi les produits phare, les Français connaissent bien sûr le TGV, mis en service en 1982 et dont la prochaine génération doit rouler en 2023. Alstom produit aussi des trains classiques (dont des trains pendulaires, qui s’inclinent dans les virages pour aller plus vite, produits en Italie), des métros et des tramways.      

Alstom pèse plus de 10,9 milliards d’euros (15,63 G$ CAN) en Bourse. Son premier actionnaire est Bouygues, avec 15 % du capital. Des investisseurs institutionnels en détiennent 79 %, des actionnaires individuels 5 % et les salariés 1 %, selon le site internet du groupe.     

À la suite du rachat de Bombardier Transport - qui a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 10,9 milliards de dollars -, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) doit devenir le premier actionnaire du groupe français avec 18 % du capital, devant Bouygues (10 %).