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Bombardier Transport: Legault vante le potentiel d’expansion dans les Amériques

Bombardier Transport: Legault vante le potentiel d’expansion dans les Amériques
Photo Simon Clark

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Le premier ministre, François Legault, souhaite voir le Québec devenir une plaque tournante dans la production de trains pour «les Amériques» à défaut de pouvoir devenir un joueur à l’échelle mondiale. 

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Il a tenu ces propos alors que l’entreprise de matériels roulants français Alstom a confirmé lundi son intérêt pour acquérir la division transport de Bombardier, qui produit des trains, des rames de métro et des tramways.

Dimanche, le «Wall Street Journal» a avancé le chiffre de 7 milliards $ US (9,3 milliards $ CAN) pour reprendre les activités du fleuron québécois.

«L’idéal, ce que j’aurais souhaité, c’est d’avoir un champion mondial. Mais à défaut d’avoir un champion mondial, si on a un champion pour les Amériques, ça veut dire des usines dans les Amériques, qui sont gérées par le Québec, [...] si on obtient ça, c’est toute une acquisition », a indiqué François Legault lors d’un point de presse, lundi, à Montréal.

Bombardier Transport emploie environ 1000 personnes au Québec, à La Pocatière et à Saint-Bruno-de-Montarville notamment, en plus des fournisseurs.

«C’est sûr que dans toutes les discussions qu’on a eues avec la Caisse de dépôt, avec les acquéreurs potentiels [de Bombardier Transport], non seulement protéger les emplois de La Pocatière et de Saint-Bruno, mais protéger le potentiel de développement de ces secteurs-là, c’était au cœur des discussions», a indiqué François Legault.

Il a aussi volontairement laissé planer le doute à propos de l’identité des futurs actionnaires d’Alstom à la suite d’une éventuelle transaction concernant Bombardier Transport. Selon le «Wall Street Journal», la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui détient 32,5 % de Bombardier Transport, a accepté de céder ses parts à Alstom en échange d’une participation dans l’entreprise française.

«Reste à voir qui seront les actionnaires d’Alstom, donc donnez-moi quelques heures encore», a dit François Legault.