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La fébrilité est palpable

L’Impact amorce sa saison avec un match de Ligue des champions au Costa Rica

Camp Impact Floride
Photo courtoisie Samuel Piette (au centre) est photographié avec deux de ses coéquipiers lors du camp d’entraînement de l’équipe qui s’est déroulé au Costa Rica.

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SAN JOSÉ | L’Impact est à un peu plus d’une journée d’amorcer sa saison 2020 en commençant par un match éliminatoire de la Ligue des champions face à un adversaire coriace.  

La fébrilité des joueurs est palpable, mais elle est aussi positive à l’approche de ce duel.  

« Depuis qu’on est arrivés ici, on sent que le match arrive à grands pas », a reconnu Samuel Piette lundi après-midi. « C’était le fun, la présaison, avec des matchs amicaux, mais là, c’est le temps d’affronter de la vraie compétition. »  

L’équipe est arrivée au Costa Rica dimanche, et selon le milieu de terrain québécois, les choses sont maintenant plus concrètes après un camp d’entraînement qui aura duré cinq semaines.  

« Être dans l’environnement où on va jouer ce match fait en sorte qu’on est plus conscients de ce qui nous attend. On s’est entraîné dans le stade mardi matin et on le refera mercredi. »  

Comme Saprissa est en plein milieu de sa saison, l’Impact aura affaire à une équipe en jambes.  

« Ce qui est à leur avantage, c’est que leur équipe est mieux rodée que la nôtre et qu’elle est physiquement plus en forme.   

Jouer simplement  

Ça va peut-être être plus facile pour eux de trouver leurs repères sur le terrain », a admis Piette.  

Pour faire contrepoids, le Bleu-blanc-noir devra éviter de mettre trop de fioritures dans son jeu mercredi soir.  

« C’est notre premier match compétitif tous ensemble. Il faut éviter les erreurs le plus possible et garder ça simple, explique Piette. Oui, on veut jouer au ballon, on ne veut pas se cacher, mais il faut être intelligents et choisir nos moments. »   

État d’esprit  

En amorçant la saison par une rencontre de huitièmes de finale de Ligue des champions, les équipes de la MLS font un peu les choses à l’envers en jouant d’abord une rencontre éliminatoire avant même d’avoir disputé un seul match de saison régulière.  

« Ça commence en force avec un match difficile dans un environnement difficile, reconnaît Piette. On a des joueurs qui ont de l’expérience dans ce genre de match et des entraîneurs aussi. »  

Thierry Henry a vécu la Ligue des champions et la Coupe du monde, Patrice Bernier a vécu la Ligue des champions en 2015, et quelques joueurs, dont Bojan et Rod Fanni, ont aussi l’expérience de la Ligue des champions, ce qui devrait aider à calmer le groupe.  

« Il faut accorder la juste importance à cet événement et ne pas jouer ce match avec appréhension. Il ne faut pas focaliser seulement sur les éléments extérieurs », a d’ailleurs insisté Fanni.  

Balancier  

Samuel Piette a insisté sur l’importance d’amorcer le match calmement et de jouer proprement défensivement.  

« On sait que tout ne sera pas parfait, mais c’est à nous d’être intelligents dans la façon d’approcher le match. »  

L’important, selon lui, c’est d’éviter d’accorder un but hâtif.  

« Le plus important quand tu viens dans une place comme ça, c’est de ne pas encaisser et surtout tôt.  

« Si tu encaisses dans les 10 ou 15 premières minutes, c’est très difficile de revenir au score avec la foule qui est derrière son équipe. »  

Il peut même y avoir un effet de balancier si l’Impact parvient à tenir Saprissa en échec sur une bonne partie de la rencontre, estime Piette.  

« Il peut y avoir l’effet contraire. Plus longtemps le match est 0 à 0, la foule peut s’impatienter. »