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Les Attikameks bloquent une voie du CN en Mauricie

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WEMOTACI | La communauté attikamek de Wemotaci, en Haute-Mauricie, a bloqué à son tour, lundi, une voie principale du Canadien National (CN) passant sur son territoire pour une durée de 24 heures. 

La communauté a décidé de poser ce geste au nom de ses revendications ancestrales. Elle veut aussi manifester son appui à la Première Nation britanno-colombienne Wet’suwet’en, dont les chefs héréditaires s'opposent au projet de gazoduc Coastal Gaslink. 

Toutefois, un autre projet de gazoduc, soit celui de Gazoduq, qui doit relier l'Ontario au Saguenay, retient davantage l'attention dans la communauté, son tracé prévoyant qu'il passe sur le territoire Wemotaci. «On est dans un État de droit nous aussi. On y croit beaucoup qu'on est dans un État de droit; les droits ancestraux, les titres aborigènes, les droits inhérents aux peuples font tous partie de ce corpus-là», a plaidé le Grand Chef du Conseil de la nation attikamek, Constant Awashish. 

Le blocus de la voie ferrée ne sera pas sans conséquence parce que le CN a entrepris de détourner des convois par la Haute-Mauricie, Wemotaci, l'Abitibi et le nord de l'Ontario, pour atteindre Toronto en contournant le blocus érigé sur le territoire de la communauté mohawk Tyendinaga près de Belleville, en Ontario. 

La production de chlore cesse 

Pendant ce temps, le producteur de chlore Olin a, comme prévu, cessé complètement ses activités à son usine de Bécancour, faute de service ferroviaire. Ses 150 employés restent toutefois en poste et sont affectés à des tâches d'entretien. 

La semaine dernière, l'entreprise avait rappelé que le chlore, utilisé dans les villes pour traiter l'eau potable, est avant tout transporté par train et ne peut être stocké en grande quantité. Des pénuries pourraient finir par éclater dans certaines municipalités qui dépendent de l'approvisionnement d'Olin. 

Le député conservateur de Richmond-Arthabaska condamne l'inaction du gouvernement Trudeau. «Aujourd'hui, ce qu'on dit, c'est que "oui, c'est assez". C'est illégal, ce qui se passe. Il y a des répercussions sur l'ensemble de la société, sur les contribuables, sur les entreprises et les agriculteurs», a dénoncé Alain Rayes. 

Le maire de Bécancour abonde dans le même sens. «Est-ce que c'est la bonne façon, bousiller l'économie du Canada au nom d'un conflit?» s'est demandé Jean-Guy Dubois.