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Il meurt en repassant son permis à 74 ans

Il s’agirait du premier décès lors d’un examen, croit la SAAQ

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Un septuagénaire qui n’aurait pas conduit son véhicule depuis plus d’un an est décédé mardi, quand sa voiture s’est fait percuter par un train de banlieue en plein examen de réévaluation de sa conduite à Montréal.

Jean-Killick Kerlegrand, 74 ans, passait un examen de conduite alors qu’il neigeait, mardi matin, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Pour une raison qu’on ignore, il ne s’est pas arrêté au passage à niveau situé à l’angle du boulevard Gouin et de la rue Poincaré, en bordure de la rivière des Prairies. 

Photo Agence QMI, Maxime Deland

Les barrières et signaux lumineux semblaient pourtant fonctionner, a-t-on constaté sur place.Le violent accident s’est produit vers 9 h 30.

Le conducteur du train bondé de passagers allant vers le centre-ville aurait klaxonné pendant plusieurs secondes avant l’impact, nous a confié une passagère. La locomotive a percuté le côté conducteur de la Hyundai Elantra noire.

L’incident n’a fait aucun blessé à bord du train. Le septuagénaire derrière le volant de la voiture est quant à lui décédé.

L’évaluateur de 33 ans a été plus chanceux. Même si son état était jugé critique mardi soir, on ne craignait pas pour sa vie.

Photo Agence QMI, Maxime Deland

« Une expertise sera effectuée sur la voiture pour savoir s’il y avait une défaillance mécanique, a souligné Jean-Pierre Brabant de la police de Montréal. On parlera aussi avec le passager afin d’avoir sa version des faits. »

Photo Agence QMI, Maxime Deland

Demande d’un médecin

M. Kerlegrand effectuait une « ré-évaluation de sa conduite », a confirmé mardi Sophie Roy, porte-parole de la Société de l’assurance automobile du Québec. Ce genre d’examen « peut être lié à l’état de santé du client, [et fait] à la demande d’un médecin », a-t-elle expliqué.

La Toyota Camry du conseiller pédagogique retraité serait ensevelie sous la neige et n’aurait pas bougé depuis environ un an, a affirmé un de ses voisins de Laval, Franz Uris.

« Il avait des problèmes de santé et marchait avec une canne », a-t-il soufflé, sous le choc.

M. Kerlegrand, qui semblait vivre seul, n’aurait pas non plus pris le volant dans des conditions hivernales depuis plusieurs années, en raison de voyages en Haïti, a ajouté M. Uris.


Il s’agissait du premier accident mortel au cours d’un examen de conduite, à la connaissance de la SAAQ.