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Abus sexuels aux États-Unis: les scouts prennent leurs distances

Faillite des Boy Scouts of America aux États-Unis

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L’Association des scouts du Canada (ASC) ne craint pas pour la pérennité de son organisation, malgré le naufrage des Boy Scouts of America qui se sont placés mardi sous la protection de la loi sur les faillites à la suite de nombreux scandales d’abus sexuels. 

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L’ASC a tenu à prendre ses distances de l’organisation américaine qui a annoncé vouloir créer un fonds pour indemniser les victimes. 

«Ces événements n’ont aucun lien avec l’Association des scouts du Canada», a affirmé Dominique Moncalis, directrice des communications pour l’ASC. 

Les révélations sur des abus sexuels chez les Boy Scouts of America (BSA) ont éclaté au grand jour en 2012. 

Une experte mandatée par l’organisme dans le cadre d’un procès au Minnesota en janvier 2019 a dénombré 7819 agresseurs présumés et 12 254 victimes entre 1944 et 2016. Bien que l’image du scoutisme risque d’être ébranlée, Mme Moncalis répète que la fin des activités des BSA « rappelle l’importance de protéger les jeunes dans le mouvement ». 

Des cas au Québec et au Canada 

En 2012, après la découverte de dizaines d’ententes de confidentialité avec des victimes, Scouts Canada avait revu ses pratiques de gestion des cas d’agressions sexuelles et incité l’ASC à faire de même. 

Mme Moncalis affirme que des «politiques très strictes» ont été mises en place depuis, notamment en matière de vérification des antécédents judiciaires. De plus, un code de conduite interdit à un moniteur de se retrouver seul avec un jeune. 

Le Québec n’est pas exempt de cas d’abus. Le 5 février dernier, André Faivre de Montréal a été reconnu coupable de 13 accusations en lien avec la pédophilie et condamné à 12 ans de prison. 

Il s’est avéré que Faivre avait été actif pendant une quarantaine d’années dans le mouvement scout et qu’il avait travaillé dans des foyers pour jeunes, ce qui lui avait permis d’abuser de jeunes garçons. 

Liste noire 

Le 12 février dernier, l’ex-chauffeur d’autobus scolaire Bernard Gaudreault a été condamné au palais de justice de Chicoutimi à purger une peine de 30 mois de pénitencier pour des gestes commis entre 1997 et 2018 sur six jeunes filles âgées de 8 à 14 ans.  

Durant le procès, il a été dévoilé que certaines agressions ont été commises alors qu’il était bénévole pour les scouts à Saint-Honoré. 

Un autre individu, qui était impliqué chez les scouts dans la région de Québec, Bernard Lapointe, doit revenir en cour le 20 février pour la suite des procédures. Il est accusé d’avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile. 

Malgré tout, la directrice des communications affirme que le mouvement a encore de l’avenir au Canada. Selon elle, les inscriptions ont même enregistré une croissance de 6,1 % en septembre dernier.