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Poursuite de 1,15 M$ à Lévis: on avait oublié de l'informer d'un cancer

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Un résident de Lévis à qui l’on avait oublié de dire qu’il était atteint d’un cancer poursuit le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches, une médecin de famille ainsi que la clinique médicale Lévis-Métro pour la somme de 1,15 M$.   

Le 15 juillet 2015, l’homme aujourd’hui âgé de 47 ans a subi une coloscopie virtuelle qui a révélé «deux lésions cancéreuses».     

Ce n’est toutefois que 19 mois plus tard, à la suite d’une échographie, que le patient est informé qu’il souffre d’un cancer, «un adénocarcinome du sigmoïde, lequel a grandement évolué», peut-on lire dans la demande introductive d’instance déposée en Cour supérieure.     

«N’eût été des fautes et des négligences, le poursuivant aurait été traité beaucoup plus hâtivement, les traitements requis auraient été bien moins invasifs, son espérance de vie et sa qualité de vie ne seraient pas atteintes péjorativement et il serait, aujourd’hui, en rémission complète», est-il ajouté.     

Toujours selon la poursuite, les défendeurs sont solidairement responsables «des conséquences des failles de leur système de communication pour le suivi, le diagnostic, l’information éclairée au patient, la prise en charge, l’organisation des soins et le traitement optimal du cancer» du poursuivant entre juillet 2015 et février 2017.    

Facteurs angoissants  

Depuis, l’homme dit subir et avoir à vivre avec de nombreux facteurs angoissants qui minent sa qualité de vie et celle des membres de sa famille.     

«Il vit un stress intense, souffre d’une atteinte psychologique sévère, vit de la frustration, de la colère, de la tristesse, de l’incompréhension et du désespoir», est-il énuméré.     

Au surplus, l’homme dit sentir que «sa vie est toujours en danger», il se sent «trahi---» et a désormais de la difficulté à «faire confiance aux professionnels de la santé».     

Pour toutes ces raisons, une somme de 1,15 M$ est réclamée par le couple et leurs enfants qui subissent, «eux aussi, les contrecoups de l’état de leur père».