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Rachat de Bombardier Transport: Alstom s’expose à des «poursuites monstrueuses» en cas de non-respect des engagements, dit François Legault

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QUÉBEC | Alstom s’expose à des «poursuites monstrueuses» en cas de non-respect des engagements contractés auprès de la Caisse de dépôt et placement du Québec pour le rachat de Bombardier Transport, a indiqué le premier ministre François Legault.  

• À lire aussi: Bombardier vend sa division ferroviaire à Alstom pour 10,7 G$  

Le géant français s’est notamment engagé «noir sur blanc» à installer au Québec un siège social dont relèveront ses 13 000 employés des Amériques, à fonder un centre de recherche à Saint-Bruno et à maintenir les emplois à son usine de La Pocatière, a-t-il énuméré mardi.   

«Une entreprise qui prend un engagement, qui ne respecte pas son engagement [...] On peut à ce moment-là faire une poursuite», a expliqué le premier ministre du Québec.   

Selon lui, un scénario où Alstom ne respecterait pas ses engagements est toutefois «hypothétique». La Caisse de dépôt et placement du Québec est dorénavant premier actionnaire du géant français, a deux représentants dans son conseil d’administration et a «de bonnes relations» avec son président, a-t-il fait valoir.   

«Dans la constitution, c’est noir sur blanc. Même si, demain matin, la Caisse n’était plus l’actionnaire le plus important comme actuellement, le siège social des Amériques pour Alstom va rester à Montréal», a ajouté François Legault.   

La transaction dévoilée lundi prévoit qu'Alstom mettra la main sur la division ferroviaire de Bombardier dans le cadre d’une transaction évaluée à 10,7 milliards de dollars CAN.  

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