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Y a-t-il un pilote?

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Les journées passent et on continue de se demander s’il y a un pilote dans l’avion à Ottawa pour gérer la crise des blocus autochtones. Le retour au pays de Justin Trudeau n’y change pour l’instant rien du tout.

Pas facile de connaître le plan de match du gouvernement, s’il en a un, bien sûr.

Justin Trudeau a convié d’urgence neuf ministres et des hauts-fonctionnaires hier matin. La rencontre a duré 90 minutes. 

Tout ce beau monde est ensuite passé en coup de vent devant les journalistes qui faisaient le pied de grue dehors.

Justin Trudeau s’est à peine arrêté quelques secondes devant nos micros, pour dire qu’il « continue de travailler d’arrache-pied » dans le but de « résoudre cette situation de façon paisible et de façon rapide », avant de s’engouffrer dans sa limousine.

Le premier ministre n’a pas cru bon répondre à quelques questions ou tenter de rassurer la population. Il s’est, encore une fois, contenté de phrases génériques et creuses.

Pendant ce temps, la crise continue de prendre de l’ampleur. Les chemins de fer, véritable épine dorsale de l’économie canadienne, sont paralysés. Et des vagues de manifestations impromptues en appui aux chefs héréditaires de la nation Wet'suwet'en balaient le pays.

Équilibre fragile

Bien sûr, M. Trudeau se trouve dans une position délicate. Il doit éviter de donner de la légitimité à ces manifestations en leur accordant trop d’attention.

Mais il doit aussi envoyer le signal aux Canadiens qu’il contrôle la situation et qu’il prend au sérieux son projet de réconciliation avec les Autochtones.

Selon une source libérale, une rencontre entre les chefs héréditaires et la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, constitue la prochaine étape en vue d’un règlement. Mais ces chefs exigeraient d’abord que la GRC quitte leur territoire.

D’ailleurs, la patronne de ce corps de police, Brenda Lucki, était de la rencontre au sommet avec Justin Trudeau et ses ministres.

Tiens, cela me fait penser que le PM répète à ceux qui lui demandent d’envoyer la police démanteler les barricades qu’il n’a pas le pouvoir de lui dire quoi faire. C’est vrai.

Mais lui et Mme Lucki n’ont certainement pas parlé de la pluie et du beau temps.