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Blocus autochtone : les Canadiens favorables à une intervention policière

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TORONTO | Une proportion de 53 % des Canadiens est d’avis que les autorités policières doivent intervenir pour mettre fin aux blocages ferroviaires au pays, selon un nouveau sondage. 

C’est toutefois au Québec que l'opposition à toute intervention policière est la plus marquée. 

Publié mercredi par la firme Ipsos pour Global News, le coup de sonde note que 61 % des répondants désapprouvent la stratégie des manifestants autochtones qui perturbent le réseau ferroviaire depuis 14 jours en solidarité avec les chefs héréditaires des Wet’suwet’en, qui s'opposent au gazoduc Coastal Gaslink. 

L'opposition au recours à la police pour mettre fin au blocus est la plus élevée au Québec (38 %) et en Ontario (29 %) tandis que l’appui à une intervention des forces de l’ordre est élevée en Colombie-Britannique (68 %), en Alberta (69 %), ainsi qu’en Saskatchewan et au Manitoba. 

Une partie notable des répondants, 39 % d’entre eux, estime que les blocus sont légitimes et justifiés. Lorsque la maison de sondage compare son étude à celle qu’elle a réalisée en 2013, elle constate que le taux d’approbation des blocus est en hausse de huit points, puisque 31 % étaient favorables à l’époque à cette stratégie de blocage. 

De plus, 75 % des répondants (en hausse de 12 points depuis 2013) estiment que le gouvernement fédéral doit agir maintenant pour améliorer la qualité de vie des communautés autochtones. 

Le sondage a été réalisé en ligne du 14 au 17 février dernier auprès de 1300 Canadiens. 

En décortiquant les résultats par groupe d’âge, on constate que les Canadiens de 18 à 34 ans (58 %), les femmes (43 %) et les résidents du Québec (47 %) et de l'Ontario (45 %) sont plus conciliants puisque plus susceptibles de considérer les manifestations comme justifiées. 

En revanche, les 55 ans et plus (71 %), les hommes (65 %) et les résidents de l'Alberta (76 %), des Prairies (72 %) et de la Colombie-Britannique (71 %) sont plus enclins à être en désaccord, indique, le coup de sonde. 

La perturbation des services par rail empêche notamment le transport de marchandises essentielles comme le propane.