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Carambolage monstre sur l'autoroute 15: «Ça me rentrait dedans comme une série d’explosions», raconte un témoin

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Un camionneur impliqué dans le carambolage monstre survenu cet après-midi sur l’autoroute 15, à La Prairie, a eu l’impression d’être au beau milieu d’une guerre, tellement l’expérience était traumatisante.   

«Ça me rentrait dedans comme une série d’explosions, j’ai senti au moins une trentaine de chocs derrière moi et je voyais ma boîte, en avant, qui n’arrêtait pas de renfoncer à force de subir la pression d’en arrière, confie Alexandre Trudel, complètement secoué par ce qu’il vient de vivre. Mes vitres ont éclaté en mille morceaux et mes coussins gonflables ont sorti. J’ai dû sortir de mon camion par la fenêtre, à travers les éclats de vitre.»    

Courtoisie

L’employé de Momentum 2000, une entreprise qui œuvre dans le domaine de la filtration d’eau potable, n’a pas été blessé physiquement, bien qu’il croie avoir subi une commotion cérébrale. Les instants qui ont suivi le carambolage demeureront à jamais gravés dans sa mémoire.   

«Il y avait un autobus d’enfants devant moi et j’entendais tout plein de jeunes crier, raconte-t-il. Pas loin de moi, j’ai aussi entendu un homme demander de l’aide et disant qu’il était en train de mourir.»  

Pour le camionneur, il s’agit sans aucun doute de la «pire expérience de toute sa vie».     

Courtoisie

 Un autre automobiliste a eu un peu plus de chance, alors qu’il se trouvait tout juste devant l’un des gros impacts.   

«Je roulais sur la 15 et, en arrivant au bassin La Prairie, il y a eu un genre de mur de neige et de grandes bourrasques de neige, décrit Pascal Charrette. Je me suis fait rentrer dedans, mais c’est juste matériel. Derrière moi, il y a des véhicules qui sont endommagés de façon majeure.»  

Courtoisie

 Selon le conducteur, la chaussée, à cet endroit, est extrêmement glissante.   

«Quand j’ai essayé de débarquer, tantôt, c’était sur la glace au sol, dit-il. C’est une vraie patinoire.»  

Pascal Charrette a l’impression qu’il sera sur les lieux longtemps, puisque les ambulanciers sont notamment venus lui demander s’il avait encore beaucoup d’essence dans sa voiture.