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Défaite du Canadien face aux Red Wings: «C’est affreux» - Claude Julien

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DETROIT | À force d’inventer des manières de perdre, le Canadien pourrait venir à bout de qualificatifs pour illustrer ses contre-performances répétées. Claude Julien a pourtant trouvé encore une fois le mot juste.  

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«C’est affreux», a laissé tomber l’entraîneur-chef dépité, au beau milieu d’une tirade sur le manque de constance de ses troupiers.  

«Ce qu’on recherche, c’est une équipe qui va jouer de la même façon pendant 60 minutes. On ne semble pas capables de le faire. C’est frustrant. Ce n’est pas acceptable non plus.»    

«Si on veut s’améliorer comme équipe, si tu veux une équipe gagnante, tu dois être capable de jouer de la même façon pendant 60 minutes. Si on joue en troisième période comme pendant les deux premières, il n’y a pas d’inquiétude et on gagne le match», a-t-il résumé.  

​Dans la portion anglophone de son point de presse, Julien s’est fait demander si la communication avec ses joueurs passait toujours et il n’a visiblement pas digéré.  

«La communication est claire. Les joueurs doivent jouer 60 minutes et ils en ont joué 40. Je ne peux pas mettre mes patins et jouer à leur place. Il y a un manque de confiance et une incapacité de jouer 60 minutes en ce moment. Le problème, il est là.»  

Un rare balayage  

Pour démontrer à quel point les déboires de l’équipe face aux Red Wings ont atteint des bas-fonds, il est à noter que le Canadien n’avait pas été balayé par son rival dans une saison incluant au moins trois affrontements depuis 1935-36. C’est dire à quel point ça va mal!  

«Il y a un manque de confiance. Peu importe ce qu’on dit sur le banc, on semble tomber sur nos talons. Au lieu de patiner et être proactifs, on regarde l’autre équipe nous entourer», a indiqué Julien, qui ne s’est pas éternisé lorsqu’il s’est fait demander si les échecs répétés contre le pire club de la Ligue ajoutaient une couche de frustration.  

«C’est sûr», a-t-il maugréé.  

Le pilote a encore une fois souligné que certains joueurs devraient en donner plus, sans nommer de vétérans. Seule la recrue Nick Suzuki a été écorchée au passage...  

«On regarde le nombre de fois qu’un surnombre est arrivé... On a été paresseux sur les replis défensifs. Sur un des buts, Suzuki s’est fait enlever la rondelle au centre de la patinoire. Il faut apprendre, s’améliorer et constater qu’on ne peut pas faire ces choses-là.»