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Du hockey en mémoire de Kacy

L’entraîneur des Flames du Vermont s’implique pour la prévention du suicide après que son fils s’est enlevé la vie à 13 ans

David Pavlik s’adressant à ses joueurs, mercredi, lors d’un match au Pavillon de la jeunesse. Tous les membres des Flames du Vermont portent sur leur chandail l’image d’un ruban représentant la prévention du suicide.
Photo Jean-François Desgagnés David Pavlik s’adressant à ses joueurs, mercredi, lors d’un match au Pavillon de la jeunesse. Tous les membres des Flames du Vermont portent sur leur chandail l’image d’un ruban représentant la prévention du suicide.

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Kacy Muzzey Pavlik semblait destiné à un bel avenir dans le hockey. Considéré comme l’un des plus beaux espoirs en Nouvelle-Angleterre, le jeune hockeyeur a mis un terme abruptement au rêve, en 2009, en s’enlevant la vie à l’âge de 13 ans. Depuis ce jour, son père David Pavlik s’est juré de faire en sorte que le suicide ne soit plus un sujet tabou.

Une semaine avant de commettre l’irréparable, Kacy Pavlik avait participé à la Chowder Cup, un tournoi relevé présenté dans la région du Massachusetts, où il avait fort bien paru. Quatre formations de première division de la NCAA lui avaient fait de l’œil.

Encore aujourd’hui, onze ans plus tard, David Pavlik vit dans l’incompréhension de ce qui a pu pousser son fils à s’enlever la vie de manière aussi subite et sans appel.

« Je pense qu’il ressentait beaucoup de pression d’être l’un des meilleurs joueurs de son groupe d’âge. On ne lui en a jamais mis, mais les jeunes s’en mettent eux-mêmes. On n’a jamais vraiment été en mesure de comprendre. C’est difficile », a mentionné Pavlik, qui accompagne les Flames du Vermont au Tournoi international de hockey pee-wee cette année.

D’ailleurs, sur les deux épaules de chacun des chandails des joueurs des Flames a été étampée une image représentant un ruban sur la prévention du suicide.

SUJET TABOU

Une initiative de Pavlik qui tient à parler ouvertement de ce sujet avec ses joueurs, aussi jeunes soient-ils. Un sujet encore tabou, remarque-t-il.

« Les gens n’ont pas de problème à parler de contraception, de prévention contre l’alcool ou les drogues, mais la deuxième cause de décès chez les adolescents âgés de 11 à 18 ans, c’est le suicide, se désole-t-il. Je pense que les gens ont peur que si on en parle, il va y avoir plus de cas. À mon avis, le bilan ne pourrait pas être plus élevé qu’en ce moment. »

Pavlik se fait donc un devoir de sensibiliser ses joueurs autant que leurs parents à l’importance d’en parler. « À chaque année, je dis la même chose aux jeunes : même quand les choses vont atrocement mal, il y a toujours un moyen de s’en sortir, de changer ce qui s’est passé. Au hockey, si tu ne marques pas un but, tu as le prochain match pour te reprendre. Quand tu vas à l’école et que tu as des mauvaises notes, tu peux te reprendre au prochain examen. Si ta copine rompt avec toi, il y a des centaines d’autres filles en ville, tu vas en trouver une que tu vas aimer. 

« Quand tu décides que tu vas t’enlever la vie, tu ne te fais pas juste mal à toi, tu fais mal à tout le monde autour de toi. Quand tu fais ça, les gens s’ennuient de toi plus que tu ne pourras jamais l’imaginer. Ce n’est pas la solution. C’est une mesure drastique qui crée des problèmes encore plus gros. »

MESSAGE PERCUTANT

Pavlik reconnaît que la réaction des jeunes est parfois mitigée au départ. « Les jeunes sont habituellement assez tranquilles et certains ont le visage pâle quand je leur en parle. Par contre, je pense que ça leur fait du bien d’entendre ça. Ils le prennent bien et ils n’ont pas peur d’en parler par la suite. En plus, tous les parents rêvent de voir leur fils jouer au niveau universitaire ou dans la LNH. Je pense que mon message permet de leur enlever un peu de pression en sachant qu’il est normal de faire des erreurs. Le hockey est un jeu d’erreurs, tout comme la vie en général. » 

David Pavlik n’est pas le seul à s’impliquer. Sa fille, Ava, qui avait 8 ans quand son frère s’est enlevé la vie, organise elle aussi des événements pour amasser des fonds pour la prévention du suicide. Ils ont récolté près de 20 000 $ l’an dernier. Pavlik et sa conjointe ont aussi eu un autre fils, Kuba, maintenant âgé de 9 ans. « Il est au courant de tout ce qui s’est passé mais il ne comprend pas encore totalement ».

Une chose est certaine toutefois, Kuba est un grand fan de hockey tout comme son frère et il porte fièrement le no 44, celui de Kacy.

Les matchs à l’horaire 

Mercredi  

Rangers de Mid Fairfield 6 c. Wildcats de Whitby 1 AAA

Eagles Jr de Boston 4 c. Detroit Compuware 1 AAA

Rangers de Mid Fairfield 6 c. Wildcats de Whitby 1 AAA

Islanders de New York 2 c. Cataractes de Shawinigan 7 AA-Élites

Alliés de Montmagny 2 c. Regroupement Beauce-Nord Bellechasse 0 Inter B

Cyclone de SSF-Québec 7 c. Phantoms de Lehigh Valley 0 AA-Élites

Collège Charles-Lemoyne 0 c. Lions du Lac St-Louis 3 AA-Élites

Canadiens de Montréal 3 c. Rangers Junior du Connecticut 2 (P) AA-Élites

Arsenal de l’Académie Saint-Louis 2 c. Diabolos de Lucille-Teasdale Scolaire

Athlétiques de L’Ancienne-Lorette 2 c. Commandeurs du Collège de Lévis 3 Scolaire

Drakkars de Caen 4 c. Dolphins de Chadwick 1 Inter B

Vert et Noir de l’école Fadette 5 c. Saguenéens de Chicoutimi 4 AAA

Aujourd’hui 

8 h |  Ducks Jr d’Anaheim c. Islanders de Middlesex AAA

9 h 15 |  Penguins Elite de Pittsburgh c. Propx de Nouvelle-Angleterre AAA

10 h 30 |  Kings Jr de Los Angeles c. Grenadiers du Lac St-Louis AAA

11 h 45 |  Lions de Zurich c. Cyclone de SSF-Québec AA-Élites

13 h |  Stars de Long Island c. Detroit Honeybaked AAA

14 h 15 |  Pionniers du Nord-Ouest c. Sélect d’Autriche AA

15 h 30 |  Blues de St-Louis c. Sabres Jr de Buffalo AAA

16 h 45 |  Oilers Jr de St-Albert c. Bulls de Tampa AA

18 h |  Remparts de Québec c. Stars de Syracuse AA-Élites

19 h 15 |  Nordiques de Québec c. Lions du Lac St-Louis AA-Élites

20 h 30 |  Avalanche du Colorado c. Mooseheads de Halifax AA