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Capitals de Washington: équipés pour veiller tard

La hargne de Brenden Dillon se marie parfaitement au style des Capitals

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Photo AFP Alex Ovechkin et les Capitals de Washington se préparent déjà en vue du tournoi printanier.

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WASHINGTON | En envoyant Marco Scandella à St. Louis, Marc Bergevin s’est officiellement inscrit dans le groupe des vendeurs à la grande kermesse du marché des transactions, qui se conclura lundi prochain. Au même moment, Brian MacLellan et les Capitals s’engageaient dans l’autre clan.   

En lutte avec les Penguins pour le sommet de la division Métropolitaine, les Capitals ont fait l’acquisition de Brenden Dillon. Défenseur gaucher (tiens donc !) de 29 ans, Dillon possède, aux dires de ses nouveaux coéquipiers, le profil parfait pour les aider dans leurs prétentions de ramener la coupe Stanley dans la capitale américaine.  

« Il est solide, il a de l’expérience et c’est un dur, a décrit Alex Ovechkin, au terme de l’entraînement des champions de 2018. C’est le genre de joueurs dont tu as besoin en séries éliminatoires. »  

C’est bien connu, la saison régulière et les séries sont deux mondes bien différents. La LNH a beau être devenue un circuit où la rapidité et la finesse des patineurs n’ont jamais été aussi développées, il reste que lors du tournoi printanier, c’est le jeu physique qui prime.   

« J’aime l’aspect robuste de notre équipe. En éliminatoires, ça devient un facteur important. D’ailleurs, ce fut le cas lors de notre parcours il y a deux ans. Quand tu joues de façon physique, ça devient épuisant pour l’adversaire dans une série de sept matchs », a analysé T.J. Oshie  

Agiles, mais robustes  

En ce sens, les Capitals se sont équipés pour aller à la guerre. Jusqu’ici, Dillon a distribué 178 mises en échec. Chez les arrières du circuit, il n’y a que Mark Borowiecki, des Sénateurs, qui a été plus actif (199).  

D’ailleurs, depuis que la LNH compile les statistiques pour les mises en échec (2005-2006), aucune équipe n’a vu cinq de ses membres terminer parmi les 25 premiers joueurs dans la colonne des coups d’épaules  

Tom Wilson (214, 4e), Dillon (9e), Garnet Hathaway (160, 16e), Alex Ovechkin (155, 20e) et Radko Gudas (154, 21e) composent le quintette des Capitals.  

« Nous nous sommes toujours fait une fierté d’avoir une formation bien équilibrée. On peut jouer de finesse et démontrer nos habiletés, mais on peut également appliquer un échec avant incessant et utiliser notre robustesse », a mentionné Wilson.  

Sur le premier duo  

Toutefois, la contribution du Britanno-Colombien, attendu dans la capitale américaine, mercredi après-midi, ne se limitera pas à passer l’adversaire à travers la baie vitrée ou à lui faire payer le prix. Todd Reirden compte miser sur ses aptitudes pour solidifier ses deux premiers duos de défenseurs.  

« Il n’est pas plaisant à affronter et est solide devant son filet. Il peut jouer contre les meilleurs attaquants adverses. Il l’a démontré au cours des dernières saisons. Il est également efficace en infériorité numérique », a indiqué l’entraîneur-chef des Capitals.  

« Ma première idée était de l’utiliser avec John [Carlson]. Ce sera peut-être avec [Dmitri] Orlov ? On va essayer différentes combinaisons. Il devrait jouer à gauche, mais je ne ferme pas la porte à l’utiliser à droite », a ajouté Reirden.  

Dillon est un habitué des soirées de travail occupées. Dix-sept fois cette saison, il a foulé la glace pendant au moins 21 minutes. Cette année, il fut le principal partenaire de jeu de Brent Burns, alors que la saison dernière, il a été le plus fidèle compagnon d’Erik Karlsson.  

D’ailleurs, une autre preuve que le monde du hockey est petit, Reirden fut le coéquipier de Burns, à Houston, lors de la première année de ce dernier dans les rangs professionnels. C’était lors de la saison 2004-2005. Quand on dit que la roue tourne...