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Le célèbre chef montréalais Antonin Mousseau-Rivard faisait des burnout à répétition

Antonin Mousseau-Rivard
Anne-Lovely Étienne

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«Je ne le cache pas: il y a beaucoup de maladie mentale en cuisine», affirme le célèbre chef Antonin Mousseau-Rivard. 

Le propriétaire du Mousso, élu Restaurant de l’année aux Lauriers de la gastronomie en 2018, confie avoir vécu des jours sombres. 

«C’est une vie de malade ! J’en fais partie de ces gens-là, qui ont des problèmes psychologiques. Je fais des burnouts. Je faisais des burnouts à répétition. C’est un mélange d’anxiété, de fatigue... Quand tu es trop fatigué, tu n’es plus capable de gérer. Et c’était facile de plonger dans le noir. Cela m’est arrivé trop souvent... Je n’ai plus besoin de me pousser au point de me prouver... J’ai 36 ans et j’ai commencé comme plongeur à 15 ans. Si on fait le calcul, c’est 19 ans à courir... c’est énormément de travail», confie-t-il, rencontré dans le cadre d’un lunch de presse de Montréal en Lumière, hier.  

Aujourd’hui, celui dont le restaurant a également remporté le sixième rang de la prestigieuse liste Canada’s 100 Best Restaurants ,ditse préoccuper de sa santé, après avoir été forcé au repos obligatoire. 

«Il n’y a pas longtemps, j’ai eu la mono, ce qui, dans la trentaine, peut être très dangereux. C’est super rare. Je n’ai pas eu le choix de prendre ça mollo. Depuis ce temps-là, j’ai appris à vivre, en ayant plus de plaisir. J’apprends à vieillir dans ce domaine-là et j’apprends à faire attention à moi. Je suis heureux de dire que je suis arrivé là où je suis parce que j’ai travaillé fort», poursuit-il. 

PROJET TÉLÉ 

Toujours allumé par de nouveaux projets, le cordon bleu, qui veut passer moins de temps derrière les fourneaux, aimerait développer une émission de télévision. 

«Je veux utiliser ma personnalité pour être une voix entre le client et les producteurs. J’aimerais développer une émission de télé éventuellement. Je n’ai pas dit une émission de cuisine, mais vraiment une émission de télé pour expliquer aux gens comment bien magasiner leurs fruits et légumes, comment magasiner leur poisson ou de ne pas encourager les industries niaiseuses... Je trouve qu’on a peur de faire de vrais documentaires et parler de vraies choses», déplore-t-il. (ALE)