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Des mises à pied massives chez VIA Rail

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Après le Canadien National (CN), ce fut au tour de VIA Rail d’annoncer mercredi le licenciement temporaire de « près de 1000 employés » supplémentaires.

« Nous l’avons appris ce matin (mercredi), a expliqué au Journal Claudia Gagnon, une des employées de Montréal visées par l’annonce du transporteur ferroviaire. Beaucoup sont sous le choc, stressés et nerveux. Personne ne souhaite ça. Même si la direction est transparente, il reste qu’on ne sait pas vraiment ce qui va arriver. »

Le travail de ces employés – des mécaniciens, électriciens, inspecteurs et nettoyeurs de voiture, entre autres – est directement affecté par les différents blocus érigés pour protester contre le tracé du gazoduc Coastal GasLink sur le territoire ancestral des Wet’suwet’en, en Colombie-Britannique.

Délai de 14 jours pour certains

Si certains se trouveront au chômage dès lundi prochain, d’autres profiteront d’un délai de 14 jours. « Si ce n’est pas réglé d’ici le 4 mars, ce sera à leur tour de devoir demeurer à la maison », a expliqué Marie-Andrée L’Heureux, représentante du syndicat Unifor.

VIA Rail dit n’avoir d’autre choix que de maintenir la suspension de ses services sur une grande partie de son réseau jusqu’à ce que le CN parvienne à rétablir la circulation sur ses rails.

« Cette interruption est sans précédent dans notre histoire. En 42 ans, c’est la première fois que VIA doit interrompre la plupart de ses services au pays », a déclaré par communiqué Cynthia Garneau, présidente et chef de la direction du transporteur.