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Aphasie: «on n’est pas préparé à ça», confie le frère de Jacques Demers

Aphasie: «on n’est pas préparé à ça», confie le frère de Jacques Demers
Photo Ben Pelosse

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Le frère de Jacques Demers, Michel, désire que la population en apprenne plus sur la situation de l’ex-entraîneur du Canadien de Montréal, devenu aphasique à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2016.

Il s’est joint, cette année, à l’organisme Aphasie Québec comme ambassadeur. La journaliste sportive et porte-parole de l’organisme depuis deux ans, Chantal Machabée, a été l’entremetteuse.

En entrevue avec Jonathan Trudeau à QUB radio, M. Demers a donné des nouvelles de son frère.     

«Il est dans un centre. La famille s’occupe de lui, mais malheureusement pour lui, il ne peut pas s’exprimer, il ne peut pas parler. Il est paralysé du côté droit. On va le voir régulièrement, il fait des sorties au resto toutes les semaines, mais ç'a changé sa vie drastiquement, et pour lui, et pour la famille», a-t-il affirmé.

Chaque année, l’aphasie touche 6 000 personnes et leurs familles au Québec. Sur le site web d’Aphasie Québec, cette condition est définie comme étant un «trouble du langage allant de la difficulté de trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s’exprimer».

«Elle est causée par une lésion au cerveau provoquée, dans la majorité des cas, par un accident vasculaire cérébral (AVC), une tumeur cérébrale ou un traumatisme crânien», ajoute-t-on sur le site.

Michel Demers désire que l’organisme soit plus connu parce qu’il vient en aide aux familles des personnes aphasiques.

«Quand un drame comme ça arrive, on n’est pas préparé à ça», a-t-il témoigné.

Le frère de l’ex-entraîneur de hockey et sénateur rappelle également à quel point le quotidien d’une personne aphasique est difficile.

«C’est difficile pour eux parce que t’es prisonnier dans ton corps. Tu vis le moment présent autour de toi, tu sais ce qui se passe, tu entends les gens parler, tu comprends très bien ce qu’ils disent, mais tu ne peux pas t’exprimer», a-t-il indiqué.

Il ajoute que c’est une situation frustrante pour n’importe qui, mais que ce l’est d’autant plus pour son frère qui a «gagné sa vie avec la parole».     

Une campagne provinciale «mon deuxième premier mot», dont l’objectif est de faire connaître l’aphasie, a été lancée le 31 janvier et se poursuit jusqu'au 31 mars. Il y a également un encan sur le site web d’Aphasie Québec visant à amasser un montant total de 20 000 $.       

Plusieurs lots sont à l’encan, dont un chandail officiel signé par tous les joueurs du Canadien de Montréal. Les gens ont jusqu’au lundi 30 mars à midi pour miser.

L’humoriste Josée Boudreault, qui a subi un AVC en 2016, et son conjoint Louis-Philippe Rivard sont également des ambassadeurs d’Aphasie Québec pour la campagne «mon deuxième premier mot».