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Blocus ferroviaire: la Sûreté du Québec est prête, selon un ancien policier

Une centaine de manifestants ont bloqué une voie ferrée du CN à Saint-Lambert, mercredi, en soutien à la communauté Wet'suwet'en.
CAPTURE D'ÉCRAN, TVA NOUVELLES Une centaine de manifestants ont bloqué une voie ferrée du CN à Saint-Lambert, mercredi, en soutien à la communauté Wet'suwet'en.

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Le blocage de voies ferroviaires en est à sa quinzième journée au pays. Mercredi, il s’est étendu aux rails à Saint-Lambert et il paralyse la ligne de trains de banlieue Montréal–Mont-Saint-Hilaire d’exo.  

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«Si une intervention devait avoir lieu, il ne faut pas penser que ça prendrait 15 jours à préparer. Déjà, la SQ et d’autres organisations sont prêtes, le renseignement et les policiers, même si on ne les voit pas. Il y a des plans dans les cartons depuis le début de la crise», soutient l’ancien policier et expert en affaires policières pour TVA Nouvelles Jean-François Brochu.  

Si les forces de l’ordre devaient être déployées sur le terrain, l’ancien policier de la Sûreté du Québec explique que c’est le Module de rétablissement de l’ordre qui planifierait au quart de tour l’intervention.  

Le tout se ferait de façon progressive, pas question d’intervenir auprès des manifestants de façon musclée. Il y a des règles à suivre, insiste Jean-François Brochu.  

«Il n’est nullement question de surprendre les gens à coups de bélier. Le but ultime est d’éviter toute violence», fait savoir le policier d’expérience.  

Le premier ministre Justin Trudeau est critiqué de toutes parts par les premiers ministres des provinces qui réclament une téléconférence d'urgence pour tenter de dénouer la crise qui s’envenime et qui menace l’économie du pays ainsi que des milliers d’emplois.  

Des politiciens et 53% des Canadiens, selon un sondage de la firme Ipsos pour Global News, veulent une intervention policière pour dégager les rails afin que le transport des marchandises par le CN et des passagers de VIA Rail puisse revenir à la normale.  

«C’est la police du CN qui est responsable des rails, mais elle n’est pas équipée pour intervenir. Nonobstant les différentes juridictions, le problème est politique, politique et politique. Voilà les trois mots que l’on répète», a précisé Jean-François Brochu. 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.